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Train Matadi–Kinshasa : Quand La Négligence Sabote Les œuvres Du Chef De L’État

Matadi–Kinshasa, 10 novembre 2025 - Le dimanche 9 novembre 2025, le train de l’ONATRA parti de Matadi à 7h30 du matin n’est arrivé à Kinshasa qu’à 3h20 du matin, soit plus de 18 heures de voyage au lieu des 8 à 9 heures prévues. Une mésaventure vécue par plusieurs passagers, parmi lesquels Ahmed Useni, témoin direct de cette traversée du désespoir. Son récit, partagé sur les réseaux sociaux, met en lumière une réalité troublante : les efforts du gouvernement pour moderniser les infrastructures publiques sont souvent contrecarrés par des fautes de gestion internes.

Une expérience qui commence sous les meilleurs auspices

Ce 9 novembre, tout semblait annoncer un succès pour la relance ferroviaire nationale. Billet réservé à l’avance, accueil chaleureux à la gare de Matadi, wagons confortables et climatisés, service de bord irréprochable le départ à 7h30 précises était salué par tous comme une preuve du sérieux retrouvé de l’ONATRA.

“Le confort rivalisait avec celui des trains d’autres pays civilisés”, témoigne M. Useni, visiblement impressionné par le cadre moderne et la qualité du service offert aux passagers de la classe VIP.

Un incident qui dévoile une gestion défaillante

Mais à peine quelques heures plus tard, la désillusion fut totale.

Vers 13h00, le train s’est brusquement arrêté à Kiazi Makana, à une vingtaine de kilomètres de Mbanza-Ngungu. Les passagers, d’abord patients, ont fini par apprendre après quatre heures d’attente en pleine forêt, sans climatisation ni eau potable  que le train était tombé en panne sèche de carburant.

“Nous étions étouffés, les toilettes bouchées, plus de lumière, plus d’air. C’est la population du village qui nous a secourus moralement”, relate le passager.

Le comble de l’ironie : le train, symbole de la renaissance ferroviaire congolaise, était parti de Matadi avec des réservoirs à moitié remplis. Une négligence incompréhensible pour un service public censé incarner la rigueur et la modernité voulues par le Chef de l’État.

Des ratés qui ternissent les œuvres du Président

Cet incident malheureux ne peut être minimisé. Il révèle un sabotage administratif et une légèreté de gestion qui contrastent avec la vision du Chef de l’État pour la modernisation du secteur des transports.

À l’heure où la RDC investit massivement dans la réhabilitation des chemins de fer et la relance de la connectivité nationale, de telles erreurs ne peuvent qu’affaiblir la confiance du public et ternir l’image du pays.

Il ne s’agit pas ici d’un simple retard de train, mais d’un symbole du dysfonctionnement interne d’une institution publique censée être vitrine du progrès national. Ce genre de ratés détruit non seulement les efforts du Président de la République pour redorer l’image du pays, mais aussi l’espérance des Congolais qui croient en un État nouveau, efficace et au service du citoyen.

Appel à la responsabilité

Il revient désormais au Directeur général de l’ONATRA de diligenter sans délai une enquête interne afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les fautifs.

Car si la modernisation du pays est une œuvre collective, la négligence d’un seul peut ruiner les efforts de tous.

Les infrastructures sont des symboles, mais leur efficacité dépend des hommes et des femmes qui les gèrent. Le Chef de l’État a posé les fondations ; il appartient aux dirigeants des entreprises publiques de préserver et de valoriser ces œuvres — et non de les détruire par insouciance ou amateurisme.

En conclusion, le train Matadi–Kinshasa devait être une vitrine du renouveau ferroviaire congolais. Il est devenu, le temps d’un voyage, le miroir d’une gestion défaillante.

La modernisation ne se décrète pas : elle se prouve par la rigueur quotidienne.