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RDC–Rwanda : Washington Prépare Une Phase Offensive Contre Les FDLR

Les discussions menées cette semaine à Washington entre délégués congolais, rwandais, américains et qatariens ont marqué un tournant : les partenaires du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité envisagent désormais ouvertement une phase offensive contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Ce groupe armé, sanctionné par l’ONU et qualifié de « génocidaire » par Kigali, reste au cœur des tensions régionales.

Réunis mercredi et jeudi 20 novembre pour la quatrième session de ce mécanisme issu de l’accord de paix conclu le 27 juin entre Kinshasa et Kigali, les participants ont reconnu les difficultés persistantes sur le terrain. Mais, pour la première fois, ils ont évoqué des « actions concrètes » plutôt que de simples préparatifs.

Au départ, la rencontre devait évaluer les résultats de la campagne de sensibilisation lancée par les forces armées congolaises. Celle-ci appelle les FDLR à déposer les armes et à se rendre, un message récemment amplifié par la création d’une station de radio à Walikale, dans le Nord-Kivu.

Mais les FDLR ont réitéré leur position : aucune reddition n’est envisagée.

Il y a deux semaines encore, les délégations étudiaient les modalités des opérations militaires dans une zone définie et validaient un accord de mise en œuvre.

Cette fois, le discours change : à Washington, il n’est plus question de planification théorique, mais d’initiatives sur le terrain visant à neutraliser les FDLR et à permettre la levée des « mesures défensives » appliquées par le Rwanda.

Des représentants de l’Union africaine ont également pris part à ces échanges, qui ouvrent une nouvelle séquence dans le fragile processus de paix.

Dans le même temps, le Togo, médiateur mandaté par l’Union africaine, annonce une réunion de haut niveau le 17 janvier 2026 consacrée à la « cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs ».

Le format n’a pas encore été dévoilé, mais des invitations ont déjà été adressées aux ministres des Affaires étrangères. Objectif : restaurer la confiance et faire avancer une dynamique régionale encore incertaine.