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RECTIFICATIF – PLAINTES DU SÉNATEUR JEAN-CLAUDE BAENDE : DÉTENTIONS, MISES EN CAUSE ET TENTATIVES D’APAISEMENT

Une confusion avait été relevée dans une précédente version concernant les propos attribués à Maître Willy Mbongo. Après vérification, les déclarations portant sur les fonds et équipements prétendument envoyés par le gouvernement central relèvent plutôt de Didier Bofedja, également recherché par la justice.

Les propos réellement tenus par Maître Willy Mbongo concernaient, eux, les actions actuelles du Sénateur Jean-Claude Baende et certaines initiatives sociales menées dans la Province de l’Équateur.

Quatre plaintes introduites par le Sénateur Baende

Le Sénateur Jean-Claude Baende, notable du Grand Équateur et Rapporteur adjoint du Sénat, a saisi la justice dans trois dossiers distincts visant Daniel Yoela, Joël Ilangila et Didier Bofedja (et non Maître Willy Mbongo comme précédemment indiqué), les accusant de diffamation et de propagation de fausses informations.

1. Dossier Daniel Yoela

Le Sénateur reproche à Daniel Yoela d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux de l’Équateur des vidéos comportant injures et propos diffamatoires.

Selon la défense, assurée par Maître Fiston Iyeli Mputela et Maître Victor Ebenya Molongi, ces publications ont gravement porté atteinte à la réputation et à la vie privée du Sénateur.

Daniel Yoela se trouve actuellement en détention à la prison centrale de Makala.

2. Dossier Joël Ilangila

Dans une autre plainte, le Sénateur accuse Joël Ilangila d’avoir affirmé publiquement que l’ancien gouverneur aurait détourné 86 tracteurs agricoles, sans apporter d’éléments de preuve.

Ces propos, largement relayés dans les groupes WhatsApp et plateformes numériques de la Province de l’Équateur, auraient contribué à un climat de diffamation, notamment auprès de l’électorat de Mbandaka.

Joël Ilangila est actuellement en cavale.

3. Dossier Didier Bofedja (rectifié)

La troisième plainte vise Didier Bofedja, à qui sont attribuées les déclarations affirmant que, sous le gouvernement Baende, des fonds et équipements dont 12 millions USD pour la cité des gouverneurs, 12 canons rapides et 86 tracteurs  auraient été envoyés par le gouvernement central.

Bien qu’il n’ait pas cité nommément le Sénateur, ces propos ont été perçus comme une insinuation mettant en cause sa gestion.

Les propos réels de Maître Willy Mbongo

Contrairement à l’erreur initiale, Maître Willy Mbongo n’a pas tenu les déclarations relatives aux fonds et équipements gouvernementaux.

Selon la défense du Sénateur Baende, les faits qui lui sont reprochés sont de nature différente :

 §  Maître Mbongo aurait d’abord diffusé des messages considérés comme diffamatoires dans plusieurs groupes WhatsApp d’obédience équatorienne.

 §  Il aurait ensuite tenu, dans une sortie médiatique, des propos mettant en cause certaines œuvres caritatives du Sénateur Baende, notamment l’initiative visant à offrir des cercueils aux familles en deuil qui en font la demande.

 §  Ces déclarations auraient été perçues comme une attaque directe contre la réputation et les actions sociales du Rapporteur adjoint.

La défense, assurée conjointement par Maître Fiston Iyeli Mputela et Maître Victor Ebenya Molongi, estime que ces propos nuisent à l’honneur du Sénateur.

La plainte contre Maître Willy Mbongo a été introduite au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa–Gombe, et non à Matete comme les autres dossiers.

Maître Willy Mbongo est actuellement détenu à la prison centrale de Makala.

Excuses, tensions persistantes et appels à l’apaisement

Malgré les procédures en cours, Joël Ilangila a présenté des excuses publiques au Sénateur Baende, reconnaissant certaines erreurs et plaidant pour la libération des personnes détenues.

En revanche, Daniel Yoela a poursuivi ses critiques, ciblant une personnalité dont la caricature rappelle le Sénateur, tout en appelant à un renouvellement générationnel dans le leadership du Grand Équateur.

Face à l’escalade, le notable Nelson Joseph Bayoko Lokondo a lancé un message d’apaisement, rappelant que tout citoyen, y compris un sénateur, a le droit de saisir la justice.

Selon lui, le Sénateur Baende, décrit comme humaniste, ne saurait se réjouir de voir « un jeune de sa province croupir en prison pour des raisons d’opinion ».

Il s’est dit disposé à rencontrer personnellement le Sénateur pour favoriser une solution pacifique :

« On ne jette pas le couteau parce qu’il t’a blessé. »

Ces dossiers successifs, les détentions qui en ont découlé et les réactions qu’ils suscitent montrent à quel point le débat politique dans le Grand Équateur reste sensible et fortement polarisé.

Alors que des voix plaident pour l’apaisement et la recherche d’un consensus, l’issue dépendra désormais des procédures judiciaires en cours et de la volonté des parties concernées d’éviter que ces tensions ne s’aggravent davantage. Les prochains développements indiqueront si les appels au dialogue trouveront un écho ou si de nouvelles crispations viendront raviver la controverse.       Le Travailleur