Mweka, Kasaï – Une avancée majeure a été enregistrée lundi dans la crise qui paralysait le secteur de l’éducation à Mweka, au centre de la République démocratique du Congo. Les enseignants de la province éducationnelle Kasaï 2 ont décidé de suspendre leur mouvement de grève, déclenché il y a deux semaines, après l’annonce de l’imminence du paiement de leurs arriérés de salaire.
La décision fait suite à une réunion organisée à l’église 31? CPC, réunissant les chefs d’établissements et l’ensemble du personnel enseignant. Cette rencontre avait pour objectif de trouver une issue à la grève motivée par trois mois d’impayés, une situation qui avait fortement perturbé les activités scolaires dans la région.
Au terme de la réunion, Diori Ngandu, directeur provincial de la Direction de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (Dinacope), a annoncé avoir obtenu des garanties concernant le paiement.
« Nous étions en réunion avec tous les chefs d’établissements et enseignants de Mweka à l’église 31? CPC. C’était un cadre d’échange autour de la grève déclenchée il y a deux semaines. Après mes entretiens avec le coordonnateur de la Caritas Mweka, il m’a rassuré que les listings de paie pour le mois de novembre sont déjà disponibles et que d’ici la semaine du 1?? décembre, la paie de trois mois impayés pourrait intervenir », a-t-il déclaré.
Selon les informations communiquées, les listings de paie sont déjà finalisés, ce qui annonce une prise en charge imminente des arriérés par la Caritas, structure souvent impliquée dans la gestion des rémunérations des enseignants dans certaines zones du pays.
Les mouvements de grève liés aux arriérés de salaire ne sont pas nouveaux dans les provinces du centre du pays. À Mweka, comme dans plusieurs autres territoires, les enseignants dénoncent régulièrement les retards de paiement, l’absence de mécanismes fiables de gestion administrative et la précarité de leurs conditions de travail.
Dans ce contexte, la suspension de la grève est considérée comme un pas important vers le retour à la normale dans les écoles, même si les syndicats restent prudents et attendent que les promesses de paiement soient effectivement concrétisées.
À la suite des assurances obtenues, les enseignants ont accepté de reprendre les cours dans les prochains jours, le temps que les dispositifs de paiement soient activés. Les autorités éducatives locales espèrent que le rétablissement de la paie contribuera à stabiliser l’année scolaire et à éviter de nouvelles perturbations.
Cependant, plusieurs acteurs de la société civile appellent à des réformes durables pour garantir une gestion plus efficace et transparente de la rémunération des enseignants, afin d’éviter la répétition de ces crises récurrentes. Le Travailleur
