Deux jours seulement après la signature des Accords de Washington, censés ouvrir la voie à une désescalade entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, la situation sécuritaire dans l’Est du pays demeure alarmante.
Dans un communiqué rendu public ce 6 décembre 2025, les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment que l’armée rwandaise et les combattants de l’AFC/M23 auraient mené de nouveaux bombardements d’artillerie depuis la zone de Bugarama, sur le territoire rwandais, visant plusieurs localités congolaises situées sur l’axe Kamanyola – Uvira, dans la plaine de la Ruzizi.
Selon le porte-parole de l’armée congolaise, ces tirs auraient touché des zones densément peuplées. Le bilan communiqué fait état de victimes civiles et de destructions importantes :
– écoles endommagées,
– centres de santé frappés,
– habitations détruites.
Le communiqué décrit ces attaques comme un « crime odieux » et dénonce « la barbarie » ainsi que « l’appétit criminel » attribués aux forces rebelles de l’AFC/M23 et à l’armée rwandaise.
Ces accusations ravivent les inquiétudes d’une population déjà éprouvée et interrogent sur la réelle capacité des récents accords à instaurer une paix durable.
Sur le terrain, le climat reste tendu et la population locale craint une escalade malgré les engagements diplomatiques de part et d’autre. Le Travailleur
