Le Vice Premier ministre des Transports et Voies de communication et désenclavement, Jean Pierre Bemba a reçu la haute direction du projet Metrokin le lundi 29 juillet 2024 à Kinshasa.
« Notre réunion a tourné autour de la mise en œuvre du projet Métrokin. Et comme vous le savez, le problème des transports, le problème de mobilité dans cette ville, le besoin tourne autour des 47% de la population. Donc il est impérieux, il est important que nous puissions, après les études, après le passage de partenaires financiers et techniques, je cite Alstom et l’AFC (Africa Finance Corp), de venir voir une fois de plus l’autorité de tutelle de transport pour son accompagnement en ce qui concerne la mise en œuvre« , a déclaré M. Érick Onepunga, directeur général de METROKIN sa, au sortir de la rencontre. À l’en croire, les travaux qui doivent être lancés commenceront par la libération des emprises, ce qui nécessite un travail de coordination entre plusieurs ministères et Metrokin sa.
« Les difficultés, je dirais non, mais les étapes à suivre. Donc, il y a deux étapes que nous devons enjamber cette fois-là. C’est la libération des emprises. Nous devons libérer les emprises maintenant. La déviation de réseau, ça veut dire que le long du tracé, il y a des pipelines. Le long du tracé, il y a des câbles, il y a la fibre optique, (…) Oui, des maisons. Et puis, le troisième point, c’est aussi une des raisons de cette réunion, c’est le comité de coordination du projet parce que c’est un projet qui rencontre la volonté du gouvernement et c’est un projet qui doit être assisté et qui est d’ailleurs assisté par le gouvernement, d’où il faut la mise en place d’un comité exécutif dont le transport et d’autres ministères prendront part », a souligné le DG de Métrokin.
Pour rappel, annoncé pour mars 2024, le lancement des travaux du projet ferroviaire MetroKin à Kinshasa a été retardé en raison des problèmes fonciers liés aux personnes impactées.
Le groupe français Alstom s’est associé au consortium mené par l’Africa Finance Corporation pour mettre en œuvre le projet MetroKin, un réseau ferroviaire dédié à la mobilité urbaine dans Kinshasa, la capitale congolaise. Un protocole d’accord a été signé à cet effet à l’occasion de la récente visite du président Félix Tshisekedi en France.
L’AFC agit en tant qu’arrangeur principal mandaté alors qu’Alstom est le partenaire industriel stratégique qui apportera son expertise en mobilité urbaine. Le projet visant à moderniser le réseau déjà existant, porte sur 300 km de voie ferrée dans la province de Kinshasa et ses banlieues. L’une des sections clés consiste en la rénovation de 25 km de linéaire pour interconnecter la gare Centrale de Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili. Dans sa phase opérationnelle, le projet améliorera la connectivité dans cette ville considérée comme l’une des plus peuplées d’Afrique. Kinshasa a en effet connu une urbanisation rapide ces dernières années, qui n’a toutefois pas été suivie de politiques structurantes en matière de transport urbain.
Selon les chiffres du plan directeur des transports urbains, le système de transport actuel de la capitale congolaise ne parvient à couvrir qu’à peine la moitié de la demande quotidienne.
G.N.
