À la veille de la rentrée scolaire fixée au 6 janvier 2026, le gouvernement a pris des mesures urgentes pour garantir une reprise apaisée des cours sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte marqué par des inquiétudes liées aux retards de paiement de certains enseignants.
Saisie de la situation, la Première ministre, Judith Suminwa, a instruit le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua, ainsi que la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, de conduire une séance de travail tripartite avec les syndicats des enseignants, les experts sectoriels et les opérateurs de paie.
Cette réunion, tenue le samedi 3 janvier et ayant duré plus de trois heures, a permis aux différentes parties de faire un état des lieux approfondi du processus de paiement des enseignants. À cette occasion, le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique a donné des instructions fermes afin que la paie des enseignants soit effectuée dans les plus brefs délais.
Selon les conclusions issues de cette concertation, l’État a effectivement décaissé l’intégralité de l’enveloppe salariale destinée aux enseignants pour le dernier trimestre de l’année 2025. Les retards observés ne seraient donc pas dus à un manque de financement, mais à des défaillances opérationnelles dans l’exécution de la paie par certains opérateurs.
Face à cette situation, le gouvernement a exigé des opérateurs de paie qu’ils remplissent pleinement leurs obligations en procédant, dès la semaine du 5 janvier 2026, à l’apurement de tous les arriérés de salaires ainsi qu’au paiement des primes dues aux enseignants. La question des frais de convoyage et des frais bancaires fera, quant à elle, l’objet d’une réunion spécifique entre le gouvernement et les opérateurs concernés dans les prochains jours.
Par ailleurs, l’ordonnateur délégué du gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités de délocaliser certains effectifs des agents et fonctionnaires de l’État, une mesure visant à faciliter et à sécuriser les opérations de paie, tout en assurant leur régularité.
Saluant cette volonté politique, l’Intersyndicale de l’Éducation nationale a appelé les enseignants à reprendre le chemin de l’école, tout en soulignant que le dialogue social se poursuivra jusqu’au règlement définitif de l’ensemble des dysfonctionnements identifiés.
À quelques heures de la rentrée scolaire, ces engagements gouvernementaux apparaissent comme un signal fort en faveur de la stabilité du système éducatif et de la préservation du droit à l’éducation, condition essentielle pour une année scolaire apaisée. Le Travailleur
