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Insécurité Persistante à Makanza : La Société Civile Dénonce Des Violences Liées à Des Décisions Administratives Contestées

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Makanza, dans la province de l’Équateur. L’acteur de la société civile Joseph Bayoko Lokondo dénonce une série d’événements violents qu’il attribue à des décisions administratives jugées arbitraires et à des rivalités politiques locales.

Selon ses déclarations, le président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur, M. Papy Mokonda, également connu sous le nom de Delssy Mata, aurait instruit M. Bobo, présenté comme gouverneur de fait de la province, de procéder au remplacement des chefs de secteurs de Ndobo et de Mweko. Les responsables concernés, M. Martin Mangela pour le secteur de Ndobo et M. Erasme Ebabiza pour celui de Mweko, auraient pourtant été régulièrement nommés par le gouvernement central.

Joseph Bayoko Lokondo affirme que cette décision a suscité une vive opposition au sein des communautés locales, lesquelles auraient refusé de reconnaître ces changements qu’elles considèrent comme illégaux. Cette contestation populaire aurait été réprimée par l’usage d’armes à feu, avec des tirs à balles réelles, ainsi que par une vague d’arrestations.

Un bilan provisoire fait état de plusieurs blessés graves et de dizaines de personnes interpellées, aggravant davantage un climat sécuritaire déjà fragile dans cette partie de la province de l’Équateur.

Face à cette situation, l’acteur de la société civile estime que ces violences constituent un facteur supplémentaire de déstabilisation dans un contexte national déjà marqué par de nombreuses tensions sécuritaires. Il appelle le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, à intervenir en urgence afin de rétablir l’ordre, garantir la sécurité des populations civiles et préserver les vies humaines.

Une alerte de la société civile

Cette dénonciation relance le débat sur la gestion de l’autorité territoriale, le respect des procédures légales de nomination des administrateurs locaux et la protection des droits des citoyens face aux conflits politiques. En l’absence d’une réaction officielle des autorités compétentes, la situation à Makanza continue d’inquiéter la population et les acteurs de la société civile, qui redoutent une escalade de la violence si des mesures urgentes ne sont pas prises.      Le Travailleur