https://letravailleur.net/backend/upload/profil/202899176066afff9e3ee6b5.57552746.png

Transco : Les Travailleurs Ne Jurent Que Par Le Départ De Leur DG Cyprien MBERE

Déclaré Persona non grata, le directeur de la Société des transports au Congo (Transco) M.Cyprien Mbere ne sait plus à quel saint se vouer. En attendant les mesures du gouvernement, les travailleurs de Transco ne s’avouent pas vaincu.

Malgré la concrétisation des promesses du gouvernement à verser deux mois d’arriérés de salaires aux grévistes de Transco, les travailleurs ont accepté de reprendre le travail en l’espace d’un jour avant de radicaliser leur position.

Ils sont déterminés à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de leurs revendications.

Au cours de la réunion de la crise consécutive au mouvement de grève tenue par la première ministre Judith Suminwa en compagnie de certains ministres sectoriels comme le VPM des Transcoms, le ministre de l’économie et celui de la Communication et médias, le gouvernement a suivi avec attention les revendications des travailleurs. Malgré les différentes revendications, les représentants des travailleurs ne jurent que par le départ du numéro un de l’entreprise qui serait la cause de tous les malheurs.

Au même moment, les travailleurs se disent que la prise en compte de leurs revendications s’avère indispensable dans la mesure où tout maintien du DG actuel lui donnerait accès d’ouvrir les portes aux sanctions divers.

Pour rappel,la délégation syndicale de la Société de transports du Congo (TRANSCO) a appelé à la fin de la grève ce lundi 29 juillet. Ce mouvement, entamé le 22 juillet, a été suspendu après une réunion avec le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba. Didier Kimbumbu, président de l’intersyndicale de TRANSCO, a déclaré : « Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a pris en compte les doléances des agents et promis de payer deux mois d’arriérés de salaire dans les heures qui suivent et de régler les allocations scolaires d’ici le 15 août ».

Par ailleurs, Jean-Pierre Bemba a ordonné un audit de 48 heures pour établir les responsabilités liées à la mauvaise gestion dénoncée par les agents de TRANSCO. Cette information a été partagée via le compte X du ministère des Transports. Les chauffeurs de TRANSCO, impayés depuis deux mois, avaient exprimé leur colère en brûlant des pneus au siège de l’entreprise à Kinshasa, déclenchant ainsi la grève le 22 juillet. Ils ont également souligné que l’État, principal fournisseur de carburant, avait cessé de fournir le carburant nécessaire à l’exploitation des différentes lignes desservies par TRANSCO. Ils ont demandé à l’État de régulariser sa situation avec COBIL pour assurer un approvisionnement régulier en carburant. Les grévistes ont également dénoncé l’absence de congés pour le personnel, certains travailleurs ayant accumulé trois ans sans congés.

L.T