Le groupe français Alstom s’est associé au consortium mené par l’Africa Finance Corporation pour mettre en œuvre le projet MetroKin, un réseau ferroviaire dédié à la mobilité urbaine dans Kinshasa, la capitale congolaise. Un protocole d’accord a été signé à cet effet à l’occasion de la récente visite du président Félix Tshisekedi en France. Selon l’Agence Ecofin, ce groupe français qui est le géant mondial dans la construction des infrastructures ferroviaires a signé ce mémorandum avec le groupe Africa Finance Corp (AFC) qui est le partenaire financier des autorités congolaises pour la matérialisation de ce projet. La même source renseigne que l’AFC agit en tant qu’arrangeur principal mandaté alors qu’Alstom est le partenaire industriel stratégique qui apportera son expertise en mobilité urbaine. Le projet visant à moderniser le réseau déjà existant, porte sur 300 km de voie ferrée dans la province de Kinshasa et ses banlieues. L’une des sections clés consiste en la rénovation de 25 km de linéaire pour interconnecter la gare Centrale de Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili. Dans sa phase opérationnelle, le projet améliorera la connectivité dans cette ville considérée comme l’une des plus peuplées d’Afrique. Kinshasa a en effet connu une urbanisation rapide ces dernières années, qui n’a toutefois pas été suivie de politiques structurantes en matière de transport urbain. Selon les chiffres du plan directeur des transports urbains, le système de transport actuel de la capitale congolaise ne parvient à couvrir qu’à peine la moitié de la demande quotidienne. Annoncé pour mars 2024, le lancement des travaux du projet ferroviaire MetroKin à Kinshasa a été retardé en raison des problèmes fonciers liés aux personnes impactées. Toutefois, rien n’ a été signalé sur le coût total du projet ainsi que l’enveloppe destinée pour les victimes qui seront affectés par l’impact foncier .
