Sept alertes liées au virus Ebola ont été enregistrées dans la province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon des informations communiquées mercredi lors d’une réunion du comité provincial de coordination de la riposte tenue à Kisangani.
D’après le docteur Franck Mebwa, responsable au sein de la Division provinciale de la santé, les autorités sanitaires suivent actuellement plusieurs cas suspects nécessitant des analyses approfondies afin d’écarter tout risque de résurgence de la maladie.
« À ce jour, la province de la Tshopo compte sept alertes d’Ebola, dont deux échantillons prélevés ont donné des résultats négatifs. Les résultats de deux autres échantillons sont attendus dans les heures qui suivent », a-t-il déclaré.
Le médecin a toutefois tenu à rassurer la population en précisant qu’aucun cas d’Ebola n’a été confirmé jusqu’à présent dans la province. Les services sanitaires poursuivent néanmoins les investigations et maintiennent le dispositif de surveillance épidémiologique renforcée.
Cette situation intervient dans un contexte de vigilance accrue en RDC, pays régulièrement confronté à des flambées d’Ebola depuis plusieurs décennies. Les autorités sanitaires redoutent particulièrement les risques de propagation rapide dans les zones à forte mobilité des populations, notamment dans les provinces du nord-est.
La tenue de cette réunion de coordination à Kisangani traduit la volonté des autorités provinciales et des partenaires sanitaires d’anticiper toute éventuelle résurgence de l’épidémie. Des équipes de surveillance, de prélèvement et de sensibilisation communautaire restent mobilisées afin de détecter rapidement tout cas suspect.
L’annonce récente du développement, par les États-Unis, d’un anticorps monoclonal expérimental capable de combattre plusieurs souches du virus Ebola suscite également de nouveaux espoirs dans la lutte contre cette maladie virale souvent mortelle. La RDC avait d’ailleurs exprimé son intérêt pour accéder à cette innovation scientifique dans le cadre d’éventuels essais cliniques.
En attendant les résultats des analyses en cours, les autorités sanitaires appellent la population au calme, au respect des mesures d’hygiène et à la collaboration avec les équipes médicales pour éviter toute psychose et renforcer la prévention.
Le Travailleur
