Cela fait 13 ans que les travailleurs de l’ancienne Banque congolaise exigent le paiement de leurs comptes finals. Ils crient à l’injustice sociale mais la banque et les autorités du pays font la sourde oreille
En effet la BC était une très grande banque en RDC, elle a été liquidée en 2011, c’est un peu l’héritière de l’Union Zaïroise des Banques ( UZB )où l’état congolais était actionnaire quand celle-ci a fermé, l’ensemble des actifs immobiliers ont été légués à l’Etat congolais et celui-ci a constitué sa part de participation à la création de la BC, nous renseigne le collectif. La Banque Congolaise disposait d’au moins 20 agences réparties sur le territoire national et employait plus de 600 personnes. Au début de l’année 2008-2009, elle a connu de sérieuses difficultés de trésorerie, ce qui a poussé la BCC à envoyer un expert qui soutiendra le comité de direction dans la gouvernance de cette banque.
A l’issue de sa mission, il fera un rapport accablant contre les responsables de la banque congolaise, la BCC prendra alors la décision de placer cette banque sous l’administration de cette dernière.
Un groupe d’experts sera envoyé à la banque congolaise pour assurer son redressement. Contre toute attente, en décembre 2010, la BCC retirera l’approbation de la BC, déclarera sa dissolution et sa liquidation force.
Un liquidateur, le Cabinet Lubala et associés sera désigné pour désintéresser tous les créanciers de la banque. Malheureusement ce dernier va très mal faire les choses, il a conduit seul le dossier en écartant les Agents sous prétexte de l’absence d’un syndicat. En décembre 2011, les contrats de travail seront résiliés en violation flagrante de la loi, il a résilié les contrats de plus de 600 personnes sans l’autorisation du ministre et n’a pas impliqué l’inspection du travail.
Une indemnité de fin de service a été versée au mépris de la loi. Un gâchis qui a malheureusement conduit à ce conflit collectif du travail qui a duré près de 13 ans.
«Nous avons rencontré beaucoup de difficultés durant toutes ces années en dépit nos correspondances adressées aux différentes autorités de la République, au sein de certains services de l’état on pratique la rétention de nos courriers pour que le dossier n’évolue pas. « déclare Philippe Evoloko, Coordonnateur du collectif des anciens travailleurs de la Banque congolaise.
Actuellement les discussions évoluent apprend-on à l’inspection du Travail avec le liquidateur, les premières conclusions des inspecteurs du travail donnent raison aux travailleurs, mais le liquidateur ne veut pas entendre raison et la banque centrale qui fait abstraction, ne répond à aucune correspondance lui adressée par les inspecteurs du travail.
« Nous sommes bloqués par la mauvaise foi du liquidateur et de la banque centrale du Congo qui s’adonnent à une politique de pourrissement pour qu’on se fatigue. Nous dénonçons cette pratique et demandons justice. » a déclaré Philippe Evoloko. La BCCà l’époque avait placé la Banque congolaise sous gestion administrative et il est demandé de ne pas excéder trois mois pour ce type de prestation. Mais il y a eu des abus de la part des envoyés de la BCC.
La Banque centrale du Congo est tombée dans le piège de ses agents alorsqu’elle ne dispose pas de l’assurance-dépôts des banques commerciales comme la plupart des pays. Il est nécessaire de mettre en place ce système de consigne et de créer un autre établissement comme en France sur la surveillance des établissements bancaires afin d’éviter ce type de désagrément.
Non seulement la Banque centrale du Congo, mais aussi la responsabilité de l’État est mise en cause, étant donné qu’après la liquidation, l’État a monopolisé les actifs de la BCC alors qu’ils devaient être utilisés après vente pour le paiement de ses litiges.
Il appartient actuellement à l’inspection générale du travail de clore le dossier, soit par un procès-verbal de non-conciliation et, dans le cas particulier où la BCC refuse de se présenter un procès-verbal de carence de non-conciliation.
LT
