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« Que Nos Divergences Ne Conduisent Pas à La Balkanisation De La RDC » : L’ALERSOC Alerte Sur La Situation Du Pays.

Face à un climat politique, sécuritaire et social de plus en plus tendu en République démocratique du Congo, l’Alliance des Leaders Réformateurs de la Société Civile (ALERSOC) tire la sonnette d’alarme. Réunis en session extraordinaire du 16 au 22 juin 2026, ses dirigeants ont procédé à une analyse approfondie de la situation nationale. Entre crispations politiques, montée des discours de haine et dégradation des conditions socio-économiques, l’organisation appelle à un sursaut patriotique et met en garde contre les risques de fragmentation du pays. Elle plaide pour le dialogue, la responsabilité et le renforcement de la cohésion nationale.


Une analyse préoccupante du climat national


Au terme de plusieurs jours de travaux, les dirigeants de l’ALERSOC dressent un constat préoccupant. Selon eux, la République démocratique du Congo traverse une période marquée par de profondes tensions politiques, alimentées notamment par l’intolérance, la radicalisation des positions et la polarisation du débat public.


L’organisation déplore également la recrudescence des discours de haine à caractère tribal et religieux, qui fragilisent davantage le tissu social. Sur le plan économique, elle relève une dégradation continue des conditions de vie de la population, accentuant le malaise social.


Un appel à la maturité politique et au patriotisme


Dans sa déclaration, l’ALERSOC exhorte les acteurs politiques à faire preuve de retenue, de responsabilité et de sens de l’État. Elle rappelle qu’aucune divergence politique, aussi profonde soit-elle, ne saurait justifier la balkanisation de la République démocratique du Congo ni conduire à une implosion de la société congolaise.


L’organisation invite l’ensemble des parties prenantes à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des considérations partisanes, à dépasser les clivages et à privilégier le dialogue ainsi que le compromis sur les questions d’intérêt national.


La paix et la bonne gouvernance au cœur des priorités


Pour l’ALERSOC, les priorités nationales doivent demeurer la paix, la sécurité et une gouvernance efficace au service de la population. Elle souligne l’urgence de répondre concrètement aux attentes des Congolais, notamment en améliorant les conditions de vie, l’accès aux services sociaux de base et la justice sociale.


Selon l’organisation, seule une gouvernance responsable, inclusive et transparente permettra de restaurer durablement la confiance entre les citoyens et les institutions.


Un appel à la communauté internationale


Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, l’ALERSOC interpelle également la communauté internationale. Elle demande l’application effective des résolutions pertinentes des Nations Unies, notamment la Résolution 2773 du 21 février 2025.


Elle réitère sa demande de retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais, estimant que cette mesure demeure indispensable au rétablissement de la paix, de la stabilité et de la souveraineté de la République démocratique du Congo.


Rejeter la violence et préserver la cohésion sociale


Face à la montée de la criminalité et à la banalisation de la vie humaine, l’ALERSOC met en garde contre les conséquences des discours de haine et de toute forme de violence.


Elle invite chaque citoyen à promouvoir les valeurs de tolérance, de respect mutuel et de vivre-ensemble, convaincue qu’une paix durable ne peut être construite que sur la cohésion sociale et l’engagement collectif.


Une alerte pour éviter le pire


À travers cette déclaration, l’ALERSOC lance un avertissement aux acteurs politiques et sociaux. Elle estime que sans un changement de comportement fondé sur le dialogue, le sens des responsabilités et le respect de l’intérêt général, la RDC pourrait s’exposer à de graves risques de déstabilisation.


Signée par son coordonnateur, Didier Kabela Litenge, cette déclaration se veut un appel pressant à la responsabilité collective afin de préserver l’unité nationale, de consolider la paix et d’écarter tout risque de fragmentation du pays.