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Tshibinda M.Valentin Est Formel : « Le DG Martin LUKUSA De La SCPT Ex ONATRA A Saboté Les Ordres Du Président Tshisekedi »

Le président des retraités de la Société Commerciale des Ports et Transports  (SCPT) ex Office national des Transport (ONATRA), Tshibinda Mutumbayi Valentin  est monté au créneau pour fustiger  le comportement de la haute direction de cette entreprise publique que dirige Martin LUKUSA . Le numéro un des retraités de l’ex Onatra demande à leur Directeur général de revenir à la raison. « Il est présentement entrain de saboter les ordres du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui l’a même nommé à ce poste. Il doit changer. Au lieu de continuer à violer la Constitution », a –t -il indiqué au cours d’une interview avec votre Journal Le Travailleur que je vous propose de lire dans les lignes qui suivent.

 

Le Travailleur : Quels sont les vrais problèmes des retraités de l’ex ONATRA que vous représentez ?

Tshibinda M. Valentin : Nos problèmes ou revendications se résument en cinq points essentiels. Il s’agit avant tout d’un problème de taux modique qui est utilisé de 92.000 FC contre 100 dollars qui est toujours d’application s’il s’agit de résoudre un problème de retraité au moment où l’entrepris fonctionne au quotidien avec le taux du marché ou taux du jour. C’est vraiment inhumain à l’heure où 100 dollars américains est échangé contre 280.000 Fc. Quel écart ? À ce problème de taux s’ajoute celui des droits es retraités en attente qui doit en principe être assimilés aux actifs. Par conséquent bénéficier de leurs droits comme le 13ème mois, les frais scolaires des enfants ainsi que le colis de fin de l’année.

Ce qui n’est pas le cas pour ceux pauvres retraités qui continuent à broyer du noir. Même pour les augmentations des salaires, les retraités en attente sont les grands oubliés et ne savent plus à quel saint s’avouer. Le Président de la République est passé le 9 novembre 2023. Face aux revendications des travailleurs, il avait remis à l’issue de son itinérance, une enveloppe de 21 millions de dollars américains dont 10 millions devait servir au paiement des retraités. Contre toute attente, la haute direction de l’ex ONATRA qui avait la possibilité e finir ce problème ont carrément choisi de payer des acomptes au moment où le chèque du Président était en dollars et tout devait être payé au taux du jour. Des acomptes finaux ont été payés en lieu et place des décomptes au taux de 92.000 FC contre 100 dollars américains. La plupart des retraités ont reçu des montants allant de 8 à 30 millions de Fc au moment où beaucoup ont presté pendant 30 à 45 ans. Et pourtant la hiérarchie de l’entreprise avait promis de tout régler après un mois donc vers fin 2023 mais aujourd’hui on tend vers la fin d’une autre année. Rien n’a été soldé. A la surprise générale, le DG Lukusa Martin a suspendu la paie des retraités actifs depuis une année. Et les pauvres parents ne savent plus que faire.   Ce qui a ouvert la voie à un conflit ouvert de travail par manque de respect des textes avec des promesses non tenues. Nous lui demandons de revenir à a raison. Puisqu’il n’y a pas d’argent, nous exigeons que tous les agents (retraités en attente, veuves…puissent continuer à toucher leur rente de survie. On doit aussi payer avec rappel tous les avantages suspendus. L’article 49 de la Constitution dit que les personnes de troisième âge doivent être protégés par des mesures spécifiques, morales, mentales et physiques. L’article 100 du Code du Travail, rappelé que « toute personne qui sort en pension doit être rémunéré dans les 48 heures qui suivent et il est assimilé aux actifs ». Tout comme l’article 5 de la Convention collective qui parle des droits d’intangibilité acquise. L’employeur n’a pas le droit d’annuler ce qui est acquis mais il peut l’améliorer. Ce qui n’est pas le cas de l’ex Onatra. Donc en conclusion, il a trompé le Président de la République en disant qu’il a payé les agents de l’Onatra et pourtant ce n’était que les acomptes très mal calculés. Chose grave, le président de la République avait remis un montant pour payer tous les agents sans distinction (les actifs, les rentiers, les retraités en attente) mais curieusement le comité de gestion a exclu les bénéficiaires des acomptes qui ne sont pas à confondre avec des décomptes finaux.

 L.T : Quelles sont les étapes actuelles des revendications

 T.M.V. : Pour le moment nous avons écrit au ministre de Portefeuille qui a déjà écrit au PDG pour lui demander ce qui se passe. Nous avons écrit à l’inspecteur du travail à qui nous avons fournis toutes les informations. C’est seulement à l’issue de cette procédure que nous allons envisager d’autres voies de recours.

L.T. : Est-ce que toutes les autorités compétentes sont saisies de cette situation ?

TMV : Effectivement. À commencer par le Président de la République, la Première ministre qui est Cheffe du gouvernement, les deux ministres de tutelle (Portefeuille et celui des Transports et voies de communication) tout en réservant copies à nos propres responsables (PCA, DG,DGA , et DRH).

 LT. Votre mot de la fin

TMV. : Nous demandons que LUKUSA revienne à la raison. Il est entrain de saboter le président de la République qui l’a nommé. Il doit changer. Il est entrain de violer la Constitution.

  

Propos recueillis par Godefroid NGAMYS