https://letravailleur.net/backend/upload/profil/

Le Paradoxe De L'or Bleu Congolais : De L'urgence Du Robinet Aux Grands Chantiers Républicains

color:#002060;mso-ansi-language:FR">Le cri du terrain face au scandale de la
soif



 

Le constat dressé par le journal Le Travailleur est brutal, mais
il traduit une vérité poignante : à Kinshasa, l'eau se fait rare et,
lorsqu'elle coule encore, sa turbidité saute aux yeux. De Goma à Bukavu, en
passant par Mambasa, les ménages doivent se livrer à un parcours du combattant
quotidien pour s'approvisionner. Ce contraste est d'autant plus saisissant
qu'il s'impose au regard du potentiel hydrique colossal de la République
démocratique du Congo, véritable géant aquatique du continent.



 

Face à cette précarité hydrique
historique, l'accès à une eau salubre ne peut plus être traité comme une simple
variable d'ajustement. Il doit s'imposer comme la priorité des priorités pour
le gouvernement, car il en va de la santé publique, de la dignité humaine et de
la paix sociale sur l'ensemble du territoire national.



color:#002060;mso-ansi-language:FR"> 



color:#002060;mso-ansi-language:FR">L'offensive des infrastructures : Le cap
des 60 % en 2035



 

En réponse à ce défi structurel,
l'exécutif déploie une feuille de route particulièrement ambitieuse. Lors d'un
briefing tenu le 30 juillet 2026 à Kaniama Kasese par le ministre des Ressources
hydrauliques, Aimé Molendo Sakombi, et le porte-parole du gouvernement, Patrick
Muyaya, les contours de cette transformation ont été précisés. L'inauguration
par le Chef de l'État de l'usine de Lovoyi, capable de fournir 7 000 m³ d'eau
par jour à 230 000 habitants, s'inscrit directement dans le cadre du Pacte
présidentiel sur l'eau, l'hygiène et l'assainissement.



 

Cette dynamique d'investissement
concerne plusieurs grands centres urbains de manière simultanée. À Tshikapa,
l'extension prévue du réseau permettra d'élargir la couverture de 250 000 à
1,25 million de personnes. À Kananga, les travaux en cours visent à porter la
capacité de production à 75 000 m³ par jour, tandis qu'à Kinshasa, la mise en
service progressive des modules de Ngaliema renforce l'offre. Les données de la
Regideso traduisent cette progression : alors que la desserte ne touchait que
25,4 % de la population en 2018 (soit 25,9 millions de personnes), elle
franchit la barre des 35,5 % en connectant plus de 36,1 millions de citoyens,
ouvrant la voie vers l'objectif fixé de 60 % d'ici 2035.



color:#002060;mso-ansi-language:FR"> 



color:#002060;mso-ansi-language:FR">Du raccordement au civisme : Préserver le
patrimoine commun



 

Pour que ces usines de pointe se
traduisent par une eau limpide dans chaque foyer, deux conditions
indissociables doivent être réunies. D'un côté, la Regideso doit maintenir une
politique tarifaire sociale et poursuivre sans relâche le maillage des
tuyauteries dans les quartiers périphériques. De l'autre, la pérennisation de
ces ouvrages coûteux exige un civisme financier rigoureux de la part des
usagers. Le paiement régulier des factures demeure l'unique garant d'une
maintenance efficace et durable.



color:#002060;mso-ansi-language:FR"> 



color:#002060;mso-ansi-language:FR">L'eau salubre comme socle de l'État de
droit



 

Le défi de l'eau en RDC illustre
toute la complexité du redressement national. Si les grands projets industriels
posent les fondations d'un avenir meilleur, l'urgence de la gourde vide exige
une exécution sans faille. En élevant l'accès à l'eau potable au rang de
priorité stratégique nationale, l'État congolais prend l'engagement de
transformer son potentiel naturel en un bienfait direct pour chaque citoyen. (Par DMM)