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Kinshasa : René Lokwa Fait Vibrer La Place Delgado Aux Rythmes Du Folklore Mongo.

Kinshasa, 15 août 2026. Les sonorités profondes du folklore mongo ont résonné avec éclat à la place Delgado, au croisement des avenues Gambela et Masimanimba dans la commune de Kasa vubu , où l’artiste René Lokwa, figure bien connue de cette musique traditionnelle, a offert une prestation particulièrement remarquée.


L’artiste se produisait à l’issue de la cérémonie de pose de la pierre tombale de la mère de Lety Yoka. Cette dernière était présente aux côtés de sa fille aînée, Fanny Tshisekedi, que René Lokwa, dans son langage affectueux et artistique, n’a cessé de surnommer « Princesse Fanny Tshisekedi ».


Après le recueillement et l’hommage à la disparue, place à la musique. René Lokwa et son groupe ont progressivement transformé l’après-midi en un moment de communion culturelle, entraînant les invités dans l’univers du folklore mongo.


Le folklore mongo au cœur de la rencontre


Avec ses rythmes, ses chants et cette manière particulière de faire dialoguer musique, tradition et ambiance populaire, René Lokwa a su captiver l’assistance. Sa prestation a rappelé combien le folklore mongo demeure un patrimoine vivant, capable de traverser les générations et de s’inviter aussi bien dans les cérémonies familiales que dans les grands rendez-vous culturels.


Plusieurs personnalités et notables ont rehaussé de leur présence cette cérémonie, notamment Anatole Boteya, affectueusement appelé « Annita » par ses proches, Clément Iyotshi, président de l’Association Ban’Ekanga, accompagné Jean-Marie Lomela ainsi qu’une importante délégation des notables du territoire d’Ingende, conduite par le grand notable Papa Étienne Boyoko. Leur présence a donné à cette rencontre une dimension particulière, témoignant de l’attachement des ressortissants de l’Équateur aux valeurs de solidarité, de mémoire et de fraternité qui caractérisent la communauté mongo.


Pendant plusieurs heures, chants et rythmes traditionnels ont donné à la place Delgado les couleurs d’un véritable carrefour culturel. René Lokwa a puisé dans son répertoire pour offrir une musique appréciée par une assistance visiblement conquise.


Fanny Tshisekedi, « la Princesse » de René Lokwa


La présence de Fanny Tshisekedi n’est pas passée inaperçue. En l’appelant à plusieurs reprises « Princesse Fanny Tshisekedi », René Lokwa a inscrit sa prestation dans un registre à la fois convivial et symbolique.


Au-delà de la formule artistique, cette séquence a aussi rappelé les liens historiques et affectifs qui existent entre différentes communautés congolaises et la famille Tshisekedi. Dans un pays où la musique traditionnelle demeure un puissant vecteur de rapprochement, le folklore mongo a ainsi servi, le temps d’un après-midi, de trait d’union entre mémoire familiale, culture et convivialité.


Il convient toutefois de distinguer le registre symbolique de l’artiste du terrain politique : la présence de Fanny Tshisekedi et les paroles de René Lokwa témoignaient avant tout de la proximité et de l’affection exprimées dans le cadre de cette cérémonie.


René Lokwa, ambassadeur d’un patrimoine vivant


La prestation de René Lokwa aura surtout démontré une chose : le folklore mongo conserve toute sa capacité à rassembler. Loin d’être une musique figée dans le passé, il continue de raconter une histoire, une identité et une mémoire collective.


À la place Delgado, la star du folklore mongo a réussi à faire passer l’assistance du recueillement à la célébration de la vie, sans effacer la dimension mémorielle de la journée.


Entre hommage à une mère disparue, retrouvailles familiales et valorisation de la culture mongo, cet après-midi restera comme un moment de communion. Et René Lokwa, fidèle à son registre, aura une nouvelle fois rappelé que lorsque les tambours, les voix et les rythmes du patrimoine se rencontrent, la tradition congolaise sait encore faire vibrer Kinshasa.


Belo