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DGI : Barnabé Muakadi, La Performance Fiscale Au Service Des Recettes Publiques Et Des Agents.

La Direction générale des impôts (DGI) confirme, année après année, sa position stratégique dans le financement du budget de l’État congolais. Derrière cette montée en puissance se trouve une administration fiscale engagée dans une transformation profonde, sous la conduite de son Directeur général, Barnabé Muakadi Muamba, dont la gestion est de plus en plus associée à la culture des résultats, à la modernisation des procédures et au renforcement des capacités du personnel.


Les chiffres officiels donnent la mesure du défi. Pour l’exercice 2026, la DGI s’est vu assigner un objectif de 19 033 626 811 886 FC, représentant 57,63 % de l’ensemble des recettes assignées aux régies financières. Cette responsabilité considérable place l’administration fiscale au centre de la politique de mobilisation des ressources internes de la République démocratique du Congo. 


Cette assignation intervient après une année 2025 particulièrement significative. Lors de la retraite stratégique du ministère des Finances organisée en février 2026, Barnabé Muakadi a reçu un « Prix de la satisfaction », la DGI ayant réalisé plus de 100 % de ses assignations pour l’exercice 2025. 


Une administration fiscale qui change de dimension


La performance ne peut cependant être réduite à une simple course aux chiffres. L’un des enjeux de la gestion actuelle consiste à moderniser les mécanismes de collecte afin d’élargir l’assiette fiscale, de sécuriser les recettes et de réduire progressivement les lourdeurs administratives.


La télédéclaration déjà opérationnelle pour certaines catégories de contribuables, la transmission électronique des déclarations, ainsi que le développement des solutions numériques fiscales participent de cette mutation. En février 2026, la DGI encourageait encore les contribuables concernés à privilégier la transmission électronique de leurs déclarations et preuves de paiement, tout en poursuivant l’extension progressive de ces dispositifs. 


Cette orientation est essentielle. Une DGI moderne ne doit pas seulement contrôler davantage : elle doit mieux identifier les contribuables, simplifier les procédures, sécuriser les paiements et limiter les contacts susceptibles de favoriser les tracasseries ou les pratiques informelles.


C’est également dans cette logique que s’inscrivent les réformes de la fiscalité directe, notamment autour de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. L’objectif affiché est de construire une fiscalité plus simple, plus transparente et plus équitable, tout en donnant davantage de moyens financiers à l’État. 


Barnabé Muakadi et le facteur humain


Mais derrière les performances statistiques se trouvent des femmes et des hommes. Les agents et cadres de la DGI constituent le véritable moteur de la mobilisation quotidienne des recettes.


C’est pourquoi l’attention portée à leur environnement professionnel mérite d’être soulignée. La question de la formation continue et du renforcement des capacités figure parmi les priorités mises en avant au sein de l’administration fiscale. Les besoins logistiques et technologiques nécessaires pour permettre aux agents d’être plus efficaces sur le terrain ont également été portés au niveau du ministère des Finances. 


Cette politique doit être poursuivie et amplifiée. Car demander toujours davantage de recettes aux services fiscaux suppose, en retour, de garantir aux agents de bonnes conditions de travail, des outils modernes, des formations adaptées, une motivation professionnelle et une reconnaissance proportionnelle aux performances réalisées.


La participation de la DGI aux travaux internationaux du CREDAF, en juin 2026 à Conakry, autour notamment de la mobilisation des recettes intérieures en période de crise, traduit également cette volonté d’ouvrir l’administration congolaise aux expériences et standards internationaux. 


Faire de la performance une culture durable


Le principal mérite de la dynamique impulsée sous Barnabé Muakadi réside finalement dans cette recherche de résultats mesurables. Dépasser les assignations est important ; installer durablement une administration capable de reproduire ces performances l’est davantage.


Avec plus de 19 000 milliards de FC à mobiliser en 2026, la barre est désormais placée très haut. La réussite dépendra de la capacité de la DGI à poursuivre la numérisation, élargir l’assiette fiscale, combattre la fraude et l’évasion fiscales, professionnaliser davantage ses services et maintenir la motivation de son personnel.


Dans un pays confronté à d’immenses besoins en infrastructures, santé, éducation, sécurité et politiques sociales, chaque franc mobilisé légalement constitue une ressource potentielle pour l’action publique.


La DGI apparaît ainsi comme l’un des leviers majeurs de la souveraineté financière de la RDC. Et si la dynamique actuelle se consolide, Barnabé Muakadi Muamba pourra inscrire son passage à la tête de cette régie non seulement dans les records de recettes, mais surtout dans la transformation durable de l’administration fiscale congolaise. Car la véritable performance ne consiste pas uniquement à collecter davantage : elle consiste à bâtir une institution moderne, efficace et capable de valoriser les agents qui produisent ces résultats.


Belo