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RDC : Nouveau Naufrage Dans La Tshopo, Le Bilan Humain Reste à Clarifier.

TSHOPO — Un nouveau naufrage impliquant une baleinière s’est produit mardi 1er septembre 2026 sur le fleuve Congo, dans la province de la Tshopo, ravivant les préoccupations sur la sécurité de la navigation fluviale dans cette partie de la République démocratique du Congo.


Selon les premières informations diffusées notamment par Top Congo FM, la baleinière REHOBOTH aurait chaviré dans la soirée à Zonga-Zonga, dans le territoire d’Isangi, après avoir percuté un arbre. La radio évoque un bilan provisoire de trois morts et d’une vingtaine de personnes portées disparues, avec des recherches attendues pour retrouver les disparus.


Des versions contradictoires sur les victimes


Un média local de la Tshopo, Kis24 Info, rapporte en effet une version différente. Selon ses informations publiées ce mercredi 2 septembre, la baleinière « Rehobothe », qui assurait la liaison entre Isangi et Kisangani, a fait naufrage vers 17 heures, après avoir heurté un arbre non loin de la cité de Yanonge. 


Le commissaire fluvial d’Isangi, cité par ce média, confirme l’accident mais affirme que les informations dont il dispose ne font état ni de décès ni de disparition, évoquant plutôt d’importantes pertes matérielles. Un témoin présent sur le lieu de l’accident et ayant des membres de sa famille parmi les passagers soutient également cette version. 


Dans ces conditions, le bilan de trois morts et d’une vingtaine de disparus doit encore être confirmé officiellement par les autorités compétentes. Cette prudence est d’autant plus nécessaire que le nombre exact de personnes présentes à bord n’est pas encore clairement établi.


Une succession inquiétante de naufrages dans la Tshopo


Au-delà de la controverse sur le bilan, ce nouvel accident remet au premier plan la question de la sécurité du transport fluvial dans la Tshopo.


Le 6 août dernier, une autre baleinière en direction de Lokutu avait chaviré à une quinzaine de kilomètres de Kisangani. Le commissariat fluvial avait alors fait état de quatre morts et 31 rescapés. L’embarcation avait quitté Kisangani à 18h05, malgré les restrictions imposées aux départs tardifs. 


Le 14 août, une pirogue motorisée de Caritas Développement Isangi transportant notamment des fonds destinés à la paie des enseignants de Tshopo II avait également chaviré près d’Isangi. Les fonds avaient pu être récupérés et aucune perte en vie humaine n’avait été signalée. 


Quelques jours plus tard, le 21 août, une baleinière avait encore chaviré près du port forestier de Kisangani. Neuf personnes avaient été retrouvées vivantes, tandis que le nombre exact de passagers demeurait inconnu. 


La sécurité fluviale de nouveau interpellée


Cette répétition des accidents en quelques semaines révèle la vulnérabilité persistante du transport sur les cours d’eau congolais. Départs tardifs, surcharge, conditions météorologiques, état des embarcations, respect des règles de navigation et disponibilité des équipements de sauvetage figurent régulièrement parmi les problématiques soulevées après les naufrages.


Dans un pays où le fleuve et ses affluents constituent des axes essentiels de déplacement pour des millions de personnes, particulièrement dans les régions insuffisamment desservies par les routes, la sécurisation du transport fluvial apparaît désormais comme une urgence qui dépasse la seule gestion des catastrophes.


Pour le naufrage de REHOBOTH, l’urgence est d’abord d’établir un bilan officiel et consolidé : à ce stade, les sources disponibles se contredisent sur l’existence même de victimes et de disparus. Les autorités fluviales et provinciales sont donc attendues pour préciser le nombre de passagers, déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir les responsabilités éventuelles.


Le Travailleur