Kinshasa, 3 septembre 2026 — La Régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK) est sortie de son silence après la diffusion, notamment sur les réseaux sociaux, d’affirmations lui attribuant des recettes mensuelles de 80 millions de dollars américains.
Dans un communiqué rendu public jeudi, la cellule de communication de cette régie provinciale dément catégoriquement ces chiffres, qui représenteraient, selon les publications incriminées, quelque 240 millions USD sur une période de trois mois.
« Les affirmations fantaisistes et infondées faisant état de 80 millions de dollars de recettes mensuelles (soit 240 millions sur trois mois) relèvent de la pure fiction, du sensationnalisme et d’une volonté manifeste de nuire », affirme la RFCK.
La direction générale également visée
Au-delà de la défense de l’institution, la RFCK estime que les accusations diffusées visent directement son directeur général, Joseph Kajos Kasinzi Mafolo. Sa cellule de communication parle d’une campagne destinée, selon elle, à porter atteinte à l’image de la régie et à déstabiliser les actions entreprises dans le secteur du contrôle technique automobile à Kinshasa.
La RFCK qualifie ainsi les accusations de « calomnieuses et injustifiées » et les attribue à des personnes qu’elle présente comme « mal intentionnées et en manque de positionnement sur les réseaux sociaux ».
Cette réaction intervient dans un contexte où la question du contrôle technique des véhicules occupe une place croissante dans la politique de régulation de la circulation routière dans la capitale congolaise. La RFCK est notamment chargée des opérations liées au contrôle technique ainsi qu’à la gestion des véhicules placés en fourrière.
Une polémique qui pose la question de la traçabilité des recettes
Si le communiqué apporte un démenti catégorique au montant de 80 millions USD par mois, la controverse soulève parallèlement une question essentielle : quel est le niveau réel des recettes générées par la RFCK ?
La publication périodique de données financières détaillées — nombre de véhicules contrôlés, tarifs appliqués, recettes effectivement mobilisées et montants reversés au Trésor provincial — pourrait permettre de confronter les chiffres circulant dans l’opinion aux données comptables officielles.
En l’absence de tels éléments chiffrés dans les informations rendues publiques à ce stade, l’affirmation selon laquelle la RFCK générerait 80 millions USD mensuellement ne peut être considérée comme établie.
Transparence attendue
Le démenti de la RFCK permet donc de clarifier sa position, mais la polémique pourrait également constituer une occasion pour la régie de renforcer sa communication financière. Dans un secteur où des milliers de véhicules sont concernés par les opérations de contrôle technique et de mise en conformité, la transparence sur les recettes constitue un élément important de redevabilité publique.
Pour l’heure, aucune donnée vérifiable présentée dans cette controverse ne permet d’étayer le chiffre de 80 millions USD de recettes mensuelles. La RFCK le rejette formellement et dénonce une campagne visant son institution et son directeur général.
Le Travailleur
