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Kinshasa Face Aux érosions : John Banza Accélère La Sécurisation Des Zones à Risque.

Kinshasa, 5 septembre 2026 – Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué vendredi une tournée d’inspection de plusieurs chantiers à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), afin d’évaluer l’avancement des travaux destinés notamment à lutter contre les érosions, les inondations et les glissements de terrain, selon une source officielle.


Cette descente sur le terrain est intervenue au lendemain d’un déplacement du ministre à Kenge, dans la province du Kwango.


« Après son aller-retour la veille à Kenge, dans la province du Kwango, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué une tournée d’inspection marathon sur les multiples chantiers ouverts à travers la ville de Kinshasa, afin de s’assurer de l’avancement effectif des travaux de sécurisation et de modernisation », a indiqué la cellule de communication du ministère.


Plusieurs sites sensibles inspectés


La tournée a notamment conduit le ministre à la baie de Ngaliema, au site érosif de Bolikango (Lalu), à Kimbembo, dans la commune de Selembao ainsi qu’au plateau des professeurs de l’Université de Kinshasa (Unikin).


Sur ces différents sites, John Banza Lunda s’est informé du niveau d’exécution des ouvrages conçus pour maîtriser les eaux de ruissellement, stabiliser les sols et protéger les habitations exposées aux risques d’érosion.


À Selembao, l’attention s’est particulièrement portée sur le site érosif de Camping, où une intervention d’urgence est menée pour freiner la progression d’un ravin qui menace des habitations environnantes.


La députée provinciale Pepito Kilala a salué cette intervention, estimant qu’elle apporte une réponse à une menace qui préoccupe depuis longtemps les habitants de cette partie de la capitale.


« Nous vous disons merci, Excellence Monsieur le ministre (…) parce que vous apportez des réponses concrètes à des érosions qui datent de très longtemps. Grâce à cet engagement, la population retrouve espoir et salue l’action du Chef de l’État », a-t-elle déclaré.


À l’Unikin, la question de l’entretien des ouvrages


Au plateau des professeurs de l’Université de Kinshasa, la visite a également mis en évidence un autre défi : la préservation des infrastructures réalisées pour l’évacuation des eaux.


Les responsables techniques ont déploré le rejet d’immondices dans certains ouvrages de canalisation, une pratique susceptible d’obstruer les conduites et de réduire leur efficacité, particulièrement pendant les fortes pluies.


Le directeur provincial de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), l’ingénieur Kévin Babaka, a ainsi appelé les habitants à davantage de responsabilité.


« Ces infrastructures drainent un volume d’eau colossal issu du plateau des professeurs. La population est vivement invitée à ne plus y jeter d’immondices afin de préserver ces ouvrages et garantir la sécurité des habitations environnantes », a-t-il insisté.


Des travaux qui se poursuivent


Selon le ministère des Infrastructures et Travaux publics, les opérations de finalisation des collecteurs, de stabilisation des talus et d’aménagement des bassins de rétention d’eau se poursuivent sur les différents sites inspectés.


Au-delà de l’exécution des chantiers, cette tournée met en évidence le double défi auquel Kinshasa reste confrontée : construire des infrastructures capables de résister aux effets des fortes pluies et assurer leur entretien dans une ville marquée par une urbanisation rapide et parfois non planifiée.


La lutte contre les érosions et les inondations ne dépend donc pas uniquement de la multiplication des ouvrages. Elle suppose également un meilleur contrôle de l’occupation des sols, un système efficace d’assainissement et une implication des populations dans la protection des caniveaux, collecteurs et autres infrastructures de drainage.


Dans une capitale régulièrement éprouvée par les pluies, l’enjeu est désormais de faire de ces interventions non plus seulement des réponses d’urgence aux catastrophes, mais une véritable politique permanente de prévention et de sécurisation urbaine.


Belo