Kinshasa, 13 septembre 2026 — La session ordinaire de septembre 2026 de l’Assemblée nationale s’ouvrira solennellement le mardi 15 septembre à 13 heures, dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, à Kinshasa. C’est ce qui ressort du communiqué officiel signé ce dimanche 13 septembre par le rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli Eseng’Ekeli.
Le document précise que cette convocation est faite conformément à l’article 115 de la Constitution et à l’article 68 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. L’unique point inscrit à l’ordre du jour est « l’ouverture solennelle, de plein droit, de la session ordinaire de septembre 2026 ».
La proposition de Kabuya non retenue dans la convocation
La fixation officielle de la plénière à 13 heures est particulièrement significative au regard de la démarche entreprise quelques jours auparavant par le député national Augustin Kabuya Tshilumba.
Dans une correspondance datée du 7 septembre et adressée au président de l’Assemblée nationale, l’élu de Mont-Amba avait sollicité que la cérémonie soit exceptionnellement organisée à partir de 18 heures, tout en maintenant la date constitutionnelle du 15 septembre.
Augustin Kabuya motivait sa proposition par des considérations sécuritaires et préventives, en particulier les manifestations annoncées le même jour par des forces de l’opposition. Selon lui, un décalage en soirée permettrait notamment de réduire les risques de tensions autour du Palais du Peuple et de faciliter le dispositif sécuritaire.
Le communiqué officiel du Bureau vient donc clarifier la situation : l’horaire retenu est bien 13 heures et non 18 heures, sauf modification ultérieure qui devrait faire l’objet d’une nouvelle communication officielle.
Une rentrée parlementaire sous haute attention politique
Au-delà de la question de l’horaire, cette rentrée intervient dans un climat politique sensible. La coïncidence entre l’ouverture de la session et les mobilisations annoncées dans la capitale avait précisément conduit Augustin Kabuya à demander un aménagement exceptionnel.
La décision du Bureau de maintenir la cérémonie en début d’après-midi peut ainsi être interprétée comme la volonté de préserver le calendrier institutionnel et le fonctionnement normal de la Chambre basse, sans subordonner l’agenda parlementaire aux initiatives politiques prévues à l’extérieur du Palais du Peuple.
Cette option place cependant les autorités compétentes devant une responsabilité importante : garantir simultanément la sécurité des députés et des institutions, la liberté de circulation ainsi que l’exercice légal des libertés publiques.
La journée du 15 septembre 2026 s’annonce donc particulièrement suivie. À l’intérieur du Palais du Peuple, les députés ouvriront officiellement leur session ordinaire à 13 heures ; à l’extérieur, le contexte politique et sécuritaire constituera également un test pour la capacité des pouvoirs publics à concilier continuité institutionnelle, maintien de l’ordre et respect des libertés publiques.
Belo
