Kinshasa fait face à d’importantes perturbations dans la fourniture d’électricité. La SNEL attribue notamment cette situation au faible niveau des eaux à Inga et annonce une amélioration progressive dans les deux à trois prochaines semaines.
La Société nationale d’électricité (SNEL) s’est expliquée, mercredi 16 septembre, sur les perturbations persistantes de la desserte en énergie électrique observées dans plusieurs quartiers de Kinshasa.
Face à la presse, le directeur du Département de distribution de Kinshasa (DDK), Zéphyrin Kazadi, a indiqué que les difficultés actuelles sont notamment liées à la baisse du niveau des eaux au niveau du complexe hydroélectrique d’Inga, avec des conséquences sur les capacités de production.
Selon le responsable de la SNEL, l’entreprise table sur l’arrivée des pluies et la remontée progressive du niveau des eaux pour améliorer la situation.
« Il faudra attendre deux à trois semaines », a-t-il indiqué, estimant que l’évolution des conditions hydrologiques devrait permettre une amélioration de la production et, par conséquent, de la desserte de Kinshasa.
Des troncs d’arbres perturbent aussi les installations
Zéphyrin Kazadi a également évoqué un autre facteur affectant la production : la présence de troncs d’arbres charriés par le fleuve. Ces débris peuvent perturber le fonctionnement normal des installations et des turbines, obligeant les équipes techniques à intervenir.
Le directeur du DDK a rappelé qu’à certaines périodes de forte demande, notamment lors de la Coupe du monde, la SNEL avait réussi à atteindre un niveau élevé de production permettant, selon lui, d’assurer une meilleure desserte de la capitale.
« Personne n’était déçu de la SNEL », a-t-il déclaré pour illustrer la capacité de l’entreprise à fournir une meilleure qualité de service lorsque les conditions de production sont favorables.
La SNEL demande encore de la patience
Alors que les coupures et délestages pèsent sur les ménages et les activités économiques de la capitale, la SNEL appelle ses abonnés à la patience et à la confiance.
Zéphyrin Kazadi assure que les équipes de l’entreprise restent mobilisées pour améliorer progressivement la fourniture d’électricité.
L’échéance annoncée de deux à trois semaines sera donc particulièrement suivie par les Kinois. Au-delà de la remontée attendue des eaux, l’enjeu pour la SNEL reste de stabiliser durablement son réseau et de réduire la vulnérabilité de la capitale aux variations de la production hydroélectrique.
Le Travailleur
