En visite officielle en France, le pape Léon XIV et Emmanuel Macron placent l’intelligence artificielle, la paix et les enjeux éthiques au cœur de leurs échanges.
Paris accueille, ce vendredi 25 septembre 2026, le pape Léon XIV pour sa première visite en France depuis le début de son pontificat. Arrivé à 10 heures à l’aéroport d’Orly, le souverain pontife a été accueilli par le président Emmanuel Macron, ouvrant ainsi un déplacement de quatre jours qui le conduira notamment à Paris, à Lourdes et à Metz.
Cette visite, la première d’un souverain pontife en France depuis 18 ans, intervient dans un contexte international marqué par les défis technologiques, les tensions géopolitiques et les débats sur les grandes questions de société.
L’intelligence artificielle au cœur des échanges à l’Élysée
Reçu à 11 heures au palais de l’Élysée, Léon XIV s’est entretenu avec Emmanuel Macron avant de prononcer un discours abordant notamment la laïcité, les dangers de l’intelligence artificielle, la gestation pour autrui (GPA) et la fin de vie.
De son côté, le président français a plaidé pour la création d’une organisation internationale chargée d’encadrer les modèles d’intelligence artificielle les plus performants.
Selon des propos rapportés par Europe 1, Emmanuel Macron souhaite éviter que ces technologies se retrouvent concentrées entre les mains d’un nombre limité d’acteurs susceptibles de prendre des décisions engageant l’avenir de l’humanité.
Le pape a également salué la vocation de la France à œuvrer en faveur de la paix et du multilatéralisme, tout en exprimant sa reconnaissance pour l’invitation à visiter le pays.
À l’UNESCO, un plaidoyer pour une technologie au service de l’humanité
Après son passage à l’Élysée, Léon XIV est arrivé au siège de l’UNESCO, à Paris, pour une nouvelle intervention consacrée notamment à l’intelligence artificielle, à l’éducation, à l’intégrité de l’information et à la paix.
Cette étape donne une dimension internationale à son déplacement. Elle pose notamment la question de la responsabilité des États et des entreprises dans le développement des technologies susceptibles de transformer profondément les sociétés.
Pour les pays africains, dont la RDC, cette réflexion soulève également la question de leur participation aux décisions internationales sur l’intelligence artificielle, de l’accès aux innovations et de la protection des données des citoyens.
Notre-Dame et le Stade de France au programme
Après l’UNESCO, le souverain pontife doit se rendre à la cathédrale Notre-Dame de Paris, où il présidera les vêpres à 17 h 15.
Une grande veillée de prière est également prévue ce vendredi soir au Stade de France, à Saint-Denis. Destinée aux jeunes de 17 à 35 ans, cette rencontre devrait rassembler quelque 80 000 participants autour de moments de prière, de chants et d’échanges avec le pape.
Le voyage apostolique se poursuivra samedi à Paris, puis à Lourdes, avant une dernière étape à Metz, lundi 28 septembre.
Entre diplomatie, spiritualité et réflexion sur les nouvelles technologies, cette visite place au centre du débat une interrogation majeure : comment faire progresser l’intelligence artificielle sans compromettre la dignité humaine, la souveraineté des nations et l’avenir des générations futures ?
Le Travailleur
