https://letravailleur.net/backend/upload/profil/profil6ab6ad1d0da83_1790356765.jpeg

RDC : La C64 Dépose Une Nouvelle Plainte Contre Plusieurs Responsables Après Les événements Du 15 Septembre.

Kinshasa, 25 septembre 2026 — La coalition de l’opposition C64 annonce avoir déposé une deuxième plainte collective visant plusieurs responsables politiques et sécuritaires, à la suite des violences et incidents survenus lors de sa manifestation du 15 septembre à Kinshasa.




Cette nouvelle démarche judiciaire intervient après une première plainte introduite à la suite des événements du 12 juin dernier, marqués, selon la coalition, par la répression d’un sit-in organisé dans la capitale congolaise.




La plainte concerne notamment le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, ainsi que le ministre provincial de l’Intérieur, Jeannot Canon Larose.




Elle vise également plusieurs responsables de la Police nationale congolaise (PNC), dont Israël Kantu Bakulu et Faustin Numbi Kalubi.




Sur le plan politique, la coalition cite Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, ainsi que Joël Mpaba, alias « Muselu », présenté dans la plainte comme responsable des opérations des « Forces du progrès ».




La C64 précise que d’autres personnes pourraient être identifiées au cours de l’instruction judiciaire.


Une plainte comportant 22 griefs




Selon les informations communiquées par la C64, cette deuxième plainte collective comporte 22 griefs. Leur qualification juridique précise et les éléments de preuve qui les soutiennent devront être examinés par les autorités judiciaires compétentes.




Cette initiative intervient alors que le ministre d’État chargé de la Justice, Guillaume Ngefa, a ordonné, le 21 septembre, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences et incidents signalés lors des manifestations du 15 septembre à Kinshasa et dans d’autres villes du pays.  




L’organisation de défense des droits humains La Voix des sans voix (VSV) a également réclamé une enquête indépendante, faisant état d’un décès et de plusieurs blessés à la suite des violences rapportées à Limete.




La justice appelée à établir les responsabilités


La nouvelle plainte de la C64 pourrait apporter des éléments supplémentaires aux investigations déjà annoncées par le ministère de la Justice.




Il appartiendra désormais aux autorités judiciaires de vérifier les faits dénoncés, d'examiner les preuves et de déterminer les éventuelles responsabilités pénales individuelles.




À ce stade, les personnes citées dans la plainte bénéficient de la présomption d’innocence et des droits de la défense. Leur mise en cause ne constitue pas une reconnaissance de culpabilité.




Le Travailleur