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Kinshasa : Israël Kantu Descend Sur Le Terrain Face Aux Plaintes De Tracasseries Policières.

Kinshasa — Les accusations de tracasseries impliquant certains éléments de la Police nationale congolaise (PNC) continuent d’alimenter les préoccupations des usagers dans la capitale. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu, commandant de la PNC à Kinshasa, apparaît sur le terrain, échangeant directement avec des citoyens au sujet de pratiques attribuées à certains policiers.


 Le responsable provincial de la police à l’écoute des doléances d’un citoyen. Elle intervient dans un contexte où les dénonciations d’abus, d’interpellations contestées ou de perceptions irrégulières d’argent restent récurrentes dans la capitale.


Le phénomène n’est pas nouveau. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), dans son rapport annuel 2024, avait déjà relevé la persistance des tracasseries policières, particulièrement à l’encontre des automobilistes, évoquant notamment des contrôles intempestifs, des extorsions et certaines pratiques coercitives. 


Le commandement de la police de Kinshasa a, de son côté, multiplié les interventions contre ces pratiques. En avril dernier, huit agents de la Division urbaine des transports avaient notamment été interpellés au Pont Cabu après avoir été surpris, selon la police, en train de tracasser des usagers pourtant en règle. Israël Kantu avait alors insisté sur la nécessité de ne pas transformer les postes de police en lieux d’extorsion. 


Depuis sa prise de fonctions, le commissaire provincial affirme vouloir promouvoir une police de proximité et appelle régulièrement la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à dénoncer les comportements répréhensibles. 


Au-delà des descentes sur le terrain, l’enjeu reste celui du suivi disciplinaire. Les interventions ponctuelles peuvent contribuer à identifier des abus, mais la réduction durable des tracasseries suppose des mécanismes de plainte accessibles, des enquêtes documentées et, lorsque les faits sont établis, des sanctions conformes à la loi.


Pour la PNC, le défi est également celui de la confiance : chaque comportement abusif attribué à un agent risque d’affecter l’image de l’ensemble de l’institution. La présence de la hiérarchie sur le terrain constitue donc un signal, mais les Kinois attendront surtout des résultats durables dans leurs interactions quotidiennes avec les services de police.


Le Travailleur