Après sa dernière sortie médiatique sur la situation de guerre dans l’Est du Congo qui lui a valu un carton jaune de la part du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSAC) Koffi Olomide n’a pas raté l’occasion dernièrement de fustiger les pasteurs communément appelés « Pasteurs patrons » qui profitent de la naïveté de leurs fidèles pour les rançonner. Pendant que les « gourous » de ces églises roulent carrosse et mangent à leur faim, les fidèles mangent maigrement parfois une seule fois par jour et vivent dans une extrême pauvreté.
« Il est temps de revoir le contenu de l’enseignement biblique au lieu de se focaliser sur la prospérité et la richesse facile. L’église ne doit pas seulement se focaliser dans la prière et des veillées sans cesse mais aussi promouvoir la culture du travail qui conduit au développement » a dit cette superstar de la musique congolaise. Qui pense que l’église peut aider à restructurer l’homme sur le plan moral et à le replacer sur la voie du progrès tout en encourageant les peuples à travailler et à ne plus attendre que Dieu fasse des miracles.
POURQUOI PAS UN LABEL « BOKOSAMAKI » ?
D’un ton ironique, celui qu’on surnomme le Quadrakoraman soutient que s’il lui était donné de créer une église, il a déjà une idée sur le nom à donner à savoir « Bokosamaki » (On vous a trompé). L’église d’aujourd’hui ne doit pas oublier l’essentiel à savoir la pratique de la charité, l’intégrité morale et l’honnêteté ; bref la mise en pratique des dix commandements de Dieu au lieu de faire vivre aux fidèles des scandales sexuels de toutes sortes. En définitive, l’Église doit apporter l’Évangile intégrale du Christ à ceux qui sont dans les ténèbres et non favoriser le bien-être de leurs gourous et leaders qui ne pensent qu’à leurs intérêts matériels.
L’église d’aujourd’hui doit revoir le fond de ses enseignements pour aider les populations à une auto prise en charge.; La mission sociale est donc la responsabilité de l’église à apporter un soulagement qui touche les différents aspects humanitaires. En d’autres termes, une mission qui consiste à apporter un message entier pour le salut entier de l’individu. Cependant, les Évangiles montrent que pour Jésus, proclamer la Bonne Nouvelle, c’est s’occuper des besoins réels des individus.
La première qualité ou le premier trait du leadership transformationnel c’est la compassion. Les vrais leaders ne sont pas motivés par les privilèges et les droits ; ils sont motivés par la peine qu’ils ressentent de voir le malheur de l’humanité.
G.Ngamys
