https://letravailleur.net/backend/upload/profil/profil6ad583d189261_1792377809.jpeg

RDC : À La FIKIN, L’ALERSOC Appelle Au Respect De La Constitution Et à Un Dialogue National Inclusif.

Kinshasa, 19 octobre 2026. Réunis à la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), près de 500 participants ont pris part à une rencontre au cours de laquelle l’Alliance des leaders réformateurs de la société civile de la RDC (ALERSOC-ASBL) a rendu publique sa déclaration en faveur de la paix, du respect de la Constitution et d’un dialogue national inclusif. L’organisation appelle les acteurs politiques à privilégier la responsabilité, la retenue et les solutions pacifiques face aux tensions politiques et sécuritaires qui persistent dans le pays.


Un appel à la responsabilité politique


Dans sa déclaration datée du 16 octobre 2026 et rendue publique le lendemain à la FIKIN, l’ALERSOC exprime sa profonde préoccupation face à toute initiative susceptible de compromettre la paix, la cohésion nationale, l’unité du peuple congolais et le respect de l’ordre constitutionnel.


Pour cette organisation de la société civile, l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les ambitions individuelles et les intérêts partisans. Elle exhorte ainsi les acteurs politiques de toutes tendances à faire preuve de sagesse et de responsabilité, aussi bien dans leurs discours que dans leurs actes.


L’ALERSOC insiste notamment sur le respect scrupuleux de la Constitution de la République démocratique du Congo et met en garde contre tout comportement susceptible de fragiliser la paix sociale et la stabilité des institutions.


Rejet des discours de haine et du recours aux armes


L’organisation condamne fermement les discours de haine, la division, l’intolérance et toute incitation à la violence. Elle invite la population congolaise à rejeter ces pratiques, qui risquent d’aggraver les fractures au sein de la société.


L’ALERSOC dénonce également le recours aux armes comme moyen de règlement des différends politiques. Elle estime que les divergences entre acteurs politiques doivent être résolues par le dialogue et la recherche de compromis, plutôt que par la violence.


Dans cette perspective, l’organisation rappelle qu’aucune ambition personnelle ne saurait justifier la mise en danger de la vie des Congolais, la déstabilisation des institutions ou une atteinte à l’intégrité territoriale du pays.


Un soutien aux initiatives de paix


Sur le plan diplomatique et institutionnel, l’ALERSOC salue les efforts déployés par l’Union africaine, les organisations régionales, le gouvernement congolais et l’Organisation des Nations unies en faveur du rétablissement et de la consolidation de la paix en RDC.


Elle encourage ces différents acteurs à poursuivre les initiatives de médiation, de coopération et de recherche de solutions durables. Ces démarches, souligne-t-elle, doivent s’inscrire dans le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et des aspirations du peuple congolais.


Cette prise de position intervient dans un contexte où les enjeux sécuritaires et politiques continuent de placer la recherche de la paix au centre des préoccupations nationales.


CENCO-ECC : l’ALERSOC plaide pour un dialogue inclusif


L’un des points centraux de la déclaration concerne la nécessité d’un dialogue national inclusif. S’appuyant notamment sur les initiatives de rapprochement portées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), l’ALERSOC considère le dialogue comme une voie essentielle pour surmonter les divisions, restaurer la confiance et trouver des réponses durables aux crises que traverse le pays.


Pour l’organisation, un tel processus doit favoriser la participation des différentes composantes de la nation et contribuer à la recherche de solutions consensuelles, dans l’intérêt supérieur de la République.


« La RDC appartient à tous les Congolais », rappelle en substance la déclaration, qui met en garde contre le sacrifice de la paix nationale au profit d’ambitions individuelles ou partisanes.


Un message adressé à la classe politique


À travers cette déclaration rendue publique à la FIKIN devant près de 500 participants, l’ALERSOC entend faire entendre la voix de la société civile dans le débat sur la stabilité politique et l’avenir institutionnel de la RDC.


Son coordonnateur national, Didier Ekabela Litenge, signe ce document au nom de l’organisation, avec un message central : la préservation de la paix exige de la responsabilité politique, le respect de la Constitution et une volonté réelle de privilégier les voies pacifiques.


Au-delà de cette prise de position, le défi reste celui de la traduction des appels au dialogue en engagements concrets, capables de rapprocher les acteurs politiques, de renforcer la confiance entre les Congolais et de contribuer à une paix durable.


Le Travailleur