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RDC – Assemblée Nationale : Trésor Lutala Mutiki Exige Des Explications Sur La Gestion Du Patrimoine De L’ONATRA

Le patrimoine de l’ONATRA dans le viseur du contrôle parlementaire


La gestion du patrimoine de l’Office national des transports (ONATRA SA) s’invite au cœur du débat parlementaire en République démocratique du Congo. Le député national Trésor Lutala Mutiki, élu de Mwenga dans la province du Sud-Kivu, a officiellement saisi le président de l’Assemblée nationale d’une question orale avec débat adressée au directeur général de cette entreprise publique.


Dans une correspondance datée du 21 octobre 2026, portant la référence N°087/HON.TLM/AN/2026, le parlementaire indique avoir engagé cette démarche conformément aux dispositions de l’article 181 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.


L'objectif est d'obtenir des éclaircissements sur la manière dont le patrimoine de l'ONATRA est administré, préservé et valorisé.


Une initiative parlementaire qui appelle à la transparence


Dans sa lettre, Trésor Lutala Mutiki écrit :


« J’ai l’honneur de vous transmettre en annexe de la présente, une question orale avec débat adressée à Monsieur le Directeur Général de l’ONATRA, relative à la gestion du patrimoine de l’Office National des Transports (ONATRA SA). »


Cette initiative s’inscrit dans l’exercice du contrôle parlementaire et pourrait ouvrir un débat sur la gouvernance patrimoniale d’une entreprise stratégique pour l’économie nationale.


Toutefois, la correspondance de transmission ne détaille pas les faits précis motivant cette interpellation. Le contenu de la question orale annexée sera déterminant pour connaître les préoccupations exactes du député.


À ce stade, aucune irrégularité particulière ne peut être considérée comme établie sur la seule base de cette démarche.


Un patrimoine stratégique pour l’économie congolaise


L’ONATRA occupe une place importante dans l’histoire économique de la RDC. Ses activités et infrastructures, notamment dans les domaines portuaire, ferroviaire et fluvial, constituent des instruments essentiels pour la circulation des marchandises, la mobilité des populations et les échanges commerciaux.


Son patrimoine immobilier, foncier et industriel représente également un enjeu considérable.


Dans un contexte marqué par les défis de modernisation des entreprises publiques, la gestion de ces actifs soulève plusieurs interrogations : les biens de l’entreprise sont-ils suffisamment protégés ? Leur exploitation contribue-t-elle effectivement à sa rentabilité ? Quels mécanismes permettent d’en assurer l’inventaire, la conservation et la valorisation ?


Ces questions constituent des enjeux de gouvernance, sans préjuger des réponses que pourrait apporter la direction générale.


Le directeur général attendu sur les enjeux de gouvernance


Si la procédure parlementaire aboutit à une audition, le directeur général de l’ONATRA pourrait être appelé à présenter les mécanismes de gestion du patrimoine de l’entreprise et à répondre aux préoccupations soulevées par le député.


Au-delà des explications administratives, l’enjeu porte sur la capacité de l’entreprise à préserver ses actifs et à les mobiliser efficacement pour financer son développement.


La transparence dans la gestion du patrimoine public apparaît ainsi comme une condition essentielle de la crédibilité des réformes engagées dans le secteur des transports.


Il convient néanmoins de rappeler que le dépôt d’une question orale avec débat ne constitue ni une accusation formelle de détournement ni une preuve de mauvaise gestion.


Un test pour le contrôle parlementaire


L’initiative de Trésor Lutala Mutiki intervient dans un contexte où les attentes en matière de redevabilité des mandataires publics demeurent importantes.


Pour l’Assemblée nationale, cette démarche offre l’occasion de démontrer que le contrôle parlementaire peut contribuer à améliorer la gouvernance des entreprises appartenant à l’État.


Encore faut-il que les échanges débouchent sur des réponses documentées, des clarifications précises et, si nécessaire, des recommandations susceptibles de renforcer la protection des actifs publics.


Préserver le patrimoine public, une responsabilité nationale


L’interpellation annoncée du directeur général de l’ONATRA dépasse la seule question de la gestion administrative d’une entreprise. Elle remet au premier plan la nécessité de protéger un patrimoine constitué au fil des décennies et indispensable au développement économique de la RDC.


Le véritable enjeu ne sera donc pas uniquement de répondre aux interrogations du député Trésor Lutala Mutiki, mais de déterminer si les dispositifs actuels garantissent une gestion transparente, rigoureuse et profitable à la collectivité.


Pour Le Travailleur, la modernisation de l’ONATRA ne saurait se limiter au renouvellement de ses infrastructures. Elle doit également reposer sur la bonne gouvernance, la préservation du patrimoine public et la responsabilité des gestionnaires devant les institutions et les citoyens.


Le Travailleur