https://letravailleur.net/backend/upload/profil/profil6add717fb7589_1792897407.jpeg

RDC : Retard Annoncé De La Paie D’octobre, Les Fonctionnaires Appelés à Patienter Jusqu’en Novembre.

Le Comité de suivi de la paie a annoncé un décalage dans le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État pour le mois d’octobre 2026. Selon les informations communiquées, les opérations pourraient se prolonger jusqu’aux deux premières semaines de novembre.


Ce retard serait lié à la finalisation de l’état liquidatif du quatrième trimestre de l’exercice budgétaire 2026, notamment aux mises à jour des fichiers de paie.


Le Comité invite les fonctionnaires à faire preuve de patience et à consulter les canaux officiels pour suivre l’évolution des opérations.


Le respect du calendrier salarial, une exigence sociale


Historiquement, la RDC a connu plusieurs phases dans la gestion de la paie des fonctionnaires. Après des périodes marquées par des retards et des irrégularités, des efforts de bancarisation et de rationalisation ont permis de rendre les versements plus prévisibles pour de nombreux agents publics.


Le respect des échéances salariales constitue ainsi un acquis administratif et social qu’il importe de préserver.


Un fonctionnaire organise ses obligations familiales en fonction de la date habituelle de versement de son salaire : loyer, scolarité des enfants, alimentation, transport et soins médicaux. Un retard de plusieurs semaines peut donc provoquer des difficultés immédiates, voire contraindre certains ménages à s’endetter.


Si la mise à jour des fichiers de paie est nécessaire pour fiabiliser les rémunérations, elle devrait être anticipée afin de ne pas perturber le calendrier salarial.


La question fondamentale est celle de la responsabilité administrative : pourquoi les opérations techniques de préparation de la paie ne sont-elles pas achevées suffisamment tôt pour garantir le paiement à l'échéance habituelle ?


Les fonctionnaires ne devraient pas supporter les conséquences des lenteurs administratives. Le gouvernement doit renforcer la planification, communiquer un calendrier précis et garantir la régularité des paiements.


Le salaire n’est ni une faveur ni une gratification : c’est un droit acquis en contrepartie du travail accompli. Le respecter dans les délais, c’est préserver la dignité des agents publics et la confiance envers l’État.


Un engagement gouvernemental pris en 2024


Les recherches permettent de rappeler un fait important : le 21 juin 2024, le ministère des Finances, sous Doudou Fwamba Likunde, avait annoncé que les fonctionnaires seraient désormais payés avant le 28 de chaque mois, avec la possibilité de premiers versements dès le 25.


Cet engagement avait été présenté comme une avancée majeure dans la régularité de la paie publique.


Par ailleurs, les instructions budgétaires de 2026 prévoient un calendrier précis pour la transmission des mises à jour, la liquidation et l'exécution des rémunérations.


Ces éléments renforcent une interrogation légitime : comment expliquer qu'une procédure normalement planifiée à l'avance puisse entraîner un report aussi important ?


Il serait néanmoins inexact d'affirmer que les salaires ont toujours été payés ponctuellement dans le passé. La bancarisation engagée en 2011 a amélioré la gestion de la paie.


L'enjeu est donc de préserver les progrès réalisés, et non de revenir à des pratiques qui fragilisent les ménages.


La Travailleur