La ville italienne d’Assise, haut lieu de spiritualité et symbole du dialogue entre les religions, accueille depuis le dimanche 25 octobre 2026 une rencontre interreligieuse internationale organisée par la Communauté de Sant’Egidio, autour du thème : « La paix désarmée et désarmante ».
La messe inaugurale a été présidée par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa. Sa présence à cette rencontre donne une résonance particulière à l'appel à la paix, dans un contexte où la République démocratique du Congo continue de subir les conséquences des conflits armés, notamment dans sa partie orientale.
Un hommage à la RDC à travers Floribert Bwana Chui
L'un des moments marquants de cette ouverture a été l'hommage rendu à la République démocratique du Congo par le président de la Communauté de Sant'Egidio, qui a évoqué la figure du bienheureux Floribert Bwana Chui.
Ce jeune Congolais, connu pour son engagement chrétien, son intégrité et son refus de la corruption, demeure un symbole de courage moral et de fidélité aux valeurs humaines.
Son évocation à Assise rappelle que la construction de la paix ne repose pas uniquement sur les négociations diplomatiques ou les accords politiques, mais également sur la justice, l'honnêteté et le respect de la dignité humaine.
La paix, une responsabilité collective
Le thème retenu, « La paix désarmée et désarmante », invite à réfléchir sur une paix qui ne se limite pas à l'absence de guerre. Il met en avant la nécessité de désamorcer les violences, de dépasser les divisions et de privilégier le dialogue entre les peuples.
Pour la RDC, confrontée à des défis sécuritaires et humanitaires persistants, ce message prend une dimension particulière. La recherche de la paix suppose notamment la protection des populations civiles, le respect des droits fondamentaux et la création de conditions favorables à une réconciliation durable.
De la parole religieuse aux engagements concrets
La participation du cardinal Fridolin Ambongo à cette rencontre internationale illustre la place que peuvent occuper les responsables religieux dans la sensibilisation à la paix.
Toutefois, la portée de tels rassemblements doit aussi s'apprécier à travers leur capacité à encourager des initiatives concrètes en faveur des victimes des conflits.
L'évocation de Floribert Bwana Chui apporte une autre dimension à cette réflexion : celle de la responsabilité individuelle face à l'injustice et à la corruption.
À Assise, la République démocratique du Congo est présente à travers son archevêque de Kinshasa et la mémoire du bienheureux Floribert Bwana Chui. Au-delà de la portée spirituelle de cette rencontre, le véritable enjeu demeure la traduction des appels à la paix en actions capables de protéger les populations et de faire reculer durablement la violence.
Le Travailleur
