Même le président Félix Tshisekedi, lors de sa première mandature avait fait de l’application de cet accord son cheval de bataille durant sa campagne. Son projet de société chiffré à 86 milliards de dollars en son temps pour 10 ans intitulé « vaincre la pauvreté » devait mettre un accent particulier sur l’amélioration du climat des affaires et l’indice de développement humain ainsi que l’éradication de la pauvreté. Il a promis à cet effet de s’appuyer sur trois axes. Il s’agit d’abord de l’homme, le moteur de développement du pays, une croissance économique productrice d’emplois et protectrice de l’environnement. Et le dernier axe c’était la mise en place d’une société solidaire pour garantir la cohésion nationale. Pour le journal « Le Travailleur », il est temps pour le PR05 d’accomplir ses promesses après la mise en place du gouvernement Judith Suminwa dans le sens de l’émergence d’une véritable classe moyenne devant créer d’avantage des richesses pour l’amélioration des conditions des vies des populations. Il est aussi question de mettre les bouchées double pour accomplir sa promesse de la mise en œuvre de l’accord de Mbudi que d’aucuns qualifient de contrat de l’innovation. Ce, dans l’esprit de sceller un « Pacte social » avec le peuple congolais pour bâtir une société solidaire, garante de la cohésion nationale. Pour rappel, l’Accord de Mbudi, ou encore contrat social de Mbudi, est un accord signé le 12 février 2004 à Mbudi, une banlieue ouest de Kinshasa, entre le gouvernement de transition de la République démocratique du Congo, représenté par le Viceprésident de la République en charge du social, M. Zahidi Arthur Ngoma et les syndicats de l’Administration publique et Interprofessionnels. Le gouvernement s’était engagé à payer à l’huissier 208$ et au secrétaire général de l’Administration 2080$ en respectant la tension salariale de 1 à 10.
L’application de cet accord devait se faire en 3 paliers avec un calendrier d’exécution. Les indemnités de transport devaient être réajustées selon les tendances du marché. Les syndicats devaient en retour observer la trêve sociale. Nous espérons qu’avec la volonté politique et la reconduction du ministre qui a la Fonction publique dans ses attributions, il ne sera pas impossible de corriger cette injustice et l’application sans faille de l’accord de Mbudi.
