Le ministre de l’Industrie, Petites et moyennes entreprises, M. Louis Kabamba veut jouer un grand rôle pour aider le secteur informel à contribuer efficacement dans la relance de l’économie congolaise. C’est ce qu’il a dit en substance le weekend dernier en la Cathédrale du Centenaire protestant qui a réuni plus de 5.000 entrepreneurs, étudiants et membres de la Société civile venus de tous les coins de la ville province de Kinshasa.
C’était à l’occasion d’un grand événement dénommé « Business Day » que son Ministère a eu l’honneur de parrainer. Organisé par la firme Diambilay Business Center (DBC), cette activité a connu plusieurs interventions des officiels et Experts venus du Congo profond et de la diaspora.
Prenant la parole à cette tribune, le patron de l’Industrie et Pme a encouragé l’esprit d’initiative qui a caractérisé DBC en mettant ensemble la jeunesse face aux enjeux de l’heure.
Le gouvernement dont il fait partie sous la direction de la Première ministre, Mme Judith Tuluka Suminwa qui s’est assignés comme objectifs entre autres de créer plus d’emplois en accélérant la promotion de l’entreprenariat notamment celui des jeunes et au moyen d’une approche volontariste inspirée de nos réalités sociétales.
Pour le ministre Louis Kabemba de l’Industrie et Pme, il est question, a- t- il indiqué de booster l’économie congolaise à l’échelle tant nationale qu’internationale. C’est ainsi que ce Ministère entend accompagner le gouvernement dans la mise en place des Petites et moyennes entreprises (Pme) ainsi que des Petites et moyennes industries (Pmi).
Dans le même ordre d’idées, il encourage la protection des marques ainsi que des inventeurs Congolais à travers la livraison des brevets d’invention. L’une des grandes batailles de ce Ministère consiste à accompagner les Pme informels pour qu’elles deviennent formelles en contribuant efficacement à l’émergence de l’économie congolaise.
Il est généralement admis que le secteur informel en RD.Congo occupe une place prépondérante dans l’ensemble des activités économiques avec un apport à peine perceptible au Produit Intérieur Brut. Ces activités échappent à la législation et à la réglementation économiques et commerciales en vigueur en RDC et au contrôle de l’État. Pire, elles privent ce dernier des moyens financiers importants de son action et constituent une menace à l’éclosion des entreprises du secteur qui supportent à elles seules toute la pression fiscale. D’où la nécessité de formaliser ce secteur qui permet la distribution des revenus qui constituent les moyens de subsistance d’une grande partie de la population.
NÉCESSITÉ DE LA CRÉATION D’UNE CLASSE MOYENNE
« Il est aussi possible de faire des jeunes congolais des véritables millionnaires comme l’avait souhaité dernièrement le président Félix Tshisekedi » a indiqué le patron de l’Industrie et Pme avant de souligner que « la création des richesses consiste à produire des biens et services dont la société a besoin ». Et pour y parvenir, il y a un prix à payer. Ceci exige la persévérance, la discipline, l’abnégation tout en acceptant parfois les injustices et humiliations de toutes sortes.
La mise en place de la classe moyenne exige également une certaine éducation financière de la part des jeunes qui veulent entreprendre.
Il a insisté sur les quatre valeurs fondamentales qui font avancer plusieurs nations à travers le monde. Il s’agit d’abord du patriotisme. L’amour de la patrie doit être au-dessus de tous les intérêts. On ne peut jamais trahir son pays. Les bonnes affaires doivent se faire dans l’intégrité morale des partenaires.
Pour tous les acteurs de développement, il a exigé l’obligation des résultats et non pas des chapelets de bonnes intentions. Sans oublier la méritocratie qui exige qu’on puisse mettre des personnes qu’il faut à la place qu’il faut. Le patron de l’Industrie et Pme étant un opérateur économique du terrain a invité à cet effet, un jeune entrepreneur vivant à Kipushi dans le Haut Katanga. Orphelin de père et de mère, MBUYI Kanyemba Trésor, promoteur de TRECIL Company s’est engagé dans la réduction du chômage à Kipushi en créant 500 emplois dans 5 filières. Il s’agit entre autres de la production et traitement d’eau, fabrication des pavées et briques, construction des salles des fêtes pour des grands événements tout comme une agence en douane.
Le même opérateur envisage dans un proche avenir se lancer dans la fabrication de fer à béton.
Godefroid NGAMYS
