Le métier d'enseignant, nous dit un professionnel de la craie, plus que tout autre, est très exigent. Très délicat. Car, il s'agit là de contact d'homme à l'homme, mieux d'adultes et des jeunes, des maîtres et des disciples. Pour plus d'efficience dans la transmission des matières, il y a des qualités (exigences) requises pour être un bon enseignant. On notera par exemple, des qualités physiques, intellectuelles, pédagogiques et morales. En plus des qualités susmentionnées indispensables, imposables à tout enseignant pour un enseignement réussi, de qualité. À éviter, à cesser de pratiquer des antivaleurs qui sont à la base de la baisse du niveau de l'enseignement tant décriée. Cette baisse ne peut, en aucune façon, contribuer au bon développement durable pour les générations futures, la jeunesse. Les antivaleurs sont nombreuses, elles sont entretenues du sommet à la base, c'est-à-dire des autorités politiques, militaires, judiciaires, académiques, des enseignants, des parents et des apprenants. Malgré les réformes, instructions académique et la loi-cadre, aucune avancée significative n'est encore enregistrée.
C'est pour signifier que la science est coûteuse et l'éducation de qualité est 'luxe', car, elles requièrent " infrastructures, équipements appropriés et compétences éprouvées ". Il faut payer des frais, pour aider le ministère de l'enseignement à accomplir sa mission.
Un des aspects, tout aussi tragique, du système d'enseignement du Congo nouvellement indépendant, c'est le fait qu'à la fin du cycle primaire, plusieurs écoliers étaient abandonnés à eux-mêmes, par manque d'établissements secondaire appropriés, atteste Augustin KALUBI.
Actuellement, on dirait que cette question est résolue à l'extrême, car ce n'est plus le manque d'établissement qui menace la qualité de l'enseignement congolais, mais c'est plutôt le pullulement de ces boutiques scolaires ouvertes à tout venant. L'augmentation des instituts scolaires et universitaires à travers le pays est fulgurante partout. Mais elle cache un mal, une situation alarmante. Au regard de tout ce que nous venons de mentionner, il est clairement prouvé que l'éducation est et reste le secteur clé pour une sortie définitive du Congo de cette situation de crise qui perdure. Comme on peut le constater jusque-là, le système d'enseignement promu jusqu'à ce jour au Congo semble exclusif. Seuls les nantis bénéficient pleinement de l'enseignement, au détriment des pauvres. C'est la raison pour laquelle, avec A.K, nous plaidons pour une " éducation populaire " de qualité, c'est-à-dire pour une mise en place des institutions scolaires et universitaires ouverts à tous, lesquelles auront une " identité basée sur l'option préférentielle pour les pauvres et la promotion de la justice ".
Pour une éducation de qualité, un investissement important dans ce secteur s'avère une nécessité urgente. L'État congolais doit doter l'enseignement d'un budget digne et respectable, renforcer le projet de l'éducation pour tous... LT
