« Pourquoi ne pas mettre en place une loi qui obligerait les étrangers comme les indiens à payer au moins 500$ à un congolais travaillant pour eux ». C’est ce qu’a indiqué le chanteur KOFFI OLOMIDE, patron du Groupe Quartier Latin lors d’une interview sur « Bosolo na politik ». Il s’est exprimé sur la situation socio-économique en RDC.
Pour la star de la rumba congolaise qui n’a pas gardé sa langue dans la poche, le gouvernement doit œuvrer à l’amélioration du train de vie des Congolais. Il a suggéré une mesure concrète.
« Pourquoi ne pas mettre en place une loi qui obligerait les étrangers comme les indiens à payer au moins 500$ à un Congolais travaillant pour eux ? », a-t-il lancé Koffi Olomide souhaite ainsi une meilleure protection des travailleurs locaux, souvent sous-payés selon lui. Cette proposition vise à rééquilibrer les relations professionnelles entre Congolais et expatriés. Elle met le doigt sur un problème réel, selon la vision critique du célèbre artiste.
Au sein de l’opinion qui a suivi cette intervention, il ne s’agit pas que des indo-pakistanais, il y aussi la pègre libanaise ainsi que les ouest-africains évoluant dans le petit commerce qui doit en principe être réservé exclusivement aux nationaux selon la loi.
Une manière pour lui de s’impliquer dans les débats de société, au-delà du seul univers musical.
Pour celui qu’on appelle le quadra KORAMAN, il est aussi question de réduire le train de vie des institutions à commencer par les députés nationaux dont les émoluments continuent à susciter un débat au sein de l’opinion. On parle tantôt de 21.000 dollars américains ou 5.000dollars américains selon une déclaration du Président actuel de la chambre basse.
Pour Koffi Olomide qui s’est exprimé à ce sujet : « On m’a dit que les députés gagnent 5000$, mais pour moi c’est encore trop important au regard du niveau de vie des congolais ».
Nous espérons qu’avec la mise en place d’un nouveau gouvernement dirigée par Mme Judith Suminwa qui fait de la réduction du train de vie des institutions de la République son cheval de bataille, on pourra tant soit peu réduire les gros écarts persistants entre revenus des dirigeants et populations.
Godefroid Ngamys
