Trouver du travail en République Démocratique du Congo est un chemin de la croix et aussi plus qu’un parcours de combattant. Et c’est plus difficile que terminer même les études. C’est la raison pour laquelle les jeunes congolais diplômés et sans diplôme se mettent en route pour vendre certains articles de consommation.
Face aux contraintes économiques du pays, certains jeunes ont opté pour le commerce ambulant à travers les rues de la capitale congolaise. Avec les revenus générés par ces activités ces vendeurs couvrent les charges de leurs foyers pour assurer la survie.
Selon Patrick, un vendeur de chips de patate dans les rues de Kinshasa contacté à la place commerciale de Kintambo magasin nous parle de ce métier qui est son gagne-pain au quotidien. Il reconnait toutefois que ce travail demande beaucoup d’endurance physique pour tenir bon toute la journée et c’est 7 jour /7. De fois tard la nuit ils sont victimes des kuluna et autres bandits. Ce vendeur ambulant poursuit, que cette activité est génératrice de l’argent car, il travaille presque en équipe et chacun est payé selon sa participation à l’ouvrage.
COMBIEN GAGNE UN VENDEUR AMBULANT DE CHIPS À KINSHASA ?
Leur revenu journalier est lié à la vente et calculé par pourcentage. Pour son cas il gagne 25% sur sa vente.Dans cette structure il y’a un éplucheur, un classeur dans les sachets et enfin un fourrier. C’est ce dernier qui a la charge de frire la patate.Le premier gagne 10.000 francs congolais par sac et le second perçoit aussi 10.000 francs congolais soit l’équivalent de 3.5 dollars américains par sac et le troisième à son tour gagne 20.000 francs congolais soit 7 dollars américains. Une seule personne peut faire tout ce travail pour gagner plus d’argent.
« C’est vraiment du travail dans un vrai sens du terme. Je gagne régulièrement et quotidiennement 50.000 francs congolais (plus ou moins 17 dollars américains) car je réalise souvent 200.000 francs congolais par jour soit 25 pourcent des recettes qui avoisinent les 200.000 FC », a indiqué Patrick.
Ces vendeurs sont présents dans des écoles, des églises, dans des stades et les grands carrefours de la capitale congolaise et dans les lieux de deuil. La vie est un combat certainement. Mais lutter chaque jour sous le soleil de plomb ou dans le froid n’est pas chose facile. Marcher à travers la ville pour vendre n’est pas aussi aisé. Ce métier n’est pas sans péril malgré qu’il soit générateur de revenu. L’État est appelé à encadrer les différents entrepeneurs évoluant dans l’informel enfin qu’ils puissent bénéficier des avantages comme travailleurs à temps plein. À noter que sur le plan de la santé ces vendeurs sont exposés aux plusieurs maladies telles que ; les maux de dos, les hémorroïdes, les céphalées, la fatigue, les pertes de poids et d’appétit et tant d’autres selon un médecin rencontré sur place.
PK
