Ce rapport démontre comment un réseau maffieux saigne à blanc les finances publiques tout en s ’ e n r i c h i s s a n t frauduleusement au détriment des vrais bénéficiaires. Et cela au vu et au su de tout le monde. C’est presque le quart du fichier de paie des agents et fonctionnaires de l’État qui est remis en cause. Les raisons de cette situation financière désastreuse pour le trésor public se justifie par la présence des fictifs sur la liste de paie ; les gens qui ne rendent pas service à l’État et qui ne travaillent jamais. Et par miracle se retrouvent sur la liste de paie et perçoivent leurs salaires et primes comme tout agent et fonctionnaire congolais au détriment des vrais fonctionnaires qu’on appelle abusivement Nouvelles unités (N.U) qui demeurent pendant plusieurs années impayées. Dans le même ordre d’idées, le rapport renseigne l’existence des doublons qui perçoivent en qualité d’agents et fonctionnaires de l’Etat. Il faut souligner que ce travail a pris au moins un an pour que le gendarme financier de la République puisse découvrir le pot aux roses. Cette institution a enquêté sur les 1462757 agents et fonctionnaires qui sont dans plusieurs ministères et 43725 agents et fonctionnaires qui touchent à la fois à la DINACOPE, l’ancien SECOPE et des FARDC. Ce rapport vient de donner aussi raison au vice premier ministre et ministre de la fonction publique Jean Pierre Lihau, qui tirait déjà la sonnette d’alarme depuis son arrivée à la tête de ce ministère. Car la maitrise exacte du nombre des agents et fonctionnaires congolais demeure son cheval de batail. Étant donné que les vrais bénéficiaires de cet argent sont presque sous-payés pendant qu’un groupe d’individus profite de cette manne financière pour se remplir les poches. Le président de l’intersyndicale de l’administration publique, M.Fidèle Kinyangi précise que ce réseau maffieux opère depuis longtemps dans le domaine de la paie. Il poursuit que ce système s’accentue aussi à chaque fois qu’un nouveau gouvernement est mis en place. Les ministres nouvellement nommés arrivent avec leurs militants et ce système perdure. C’est le phénomène de la politisation de l’administration publique tant décrié depuis plusieurs années. Le rapport a été rendu public devant les services de paie de l’État ; la police nationale (PNC), les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), la Direction Nationale de Contrôle de Paie des Enseignants (DINACOPE) ex SECCOPE ainsi que les secrétaires généraux de l’administration publique. Avec les objectifs fixés par le président de la république dans son discours d’investiture du 20 janvier dernier sur le bon fonctionnement de l’administration publique, l’amélioration de mode de vie des agents et fonctionnaires de l’État sont parmi les priorités de ce deuxième quinquennat du chef de l’État. Les agents et fonctionnaires de l’État veulent que cette situation prenne fin, que les auteurs de ce système installé dans l’administration publique soient poursuivis par la loi. Et avec la maitrise réelle des effectifs des agents et fonctionnaires de l’Etat ; l’argent autre fois détourné reviendra au trésor public et pourra contribuer tant soit peu à l’augmentation des revenus des fonctionnaires.
L’UNISIC ex IFASIC : le torchon brule entre le comité de gestion et le personnel
Plus rien ne va entre le Comité de gestion de l’UNISIC ex IFASIC dirigé par le professeur à la retraite Jean Kambayi Bwatshi et son personnel. Chaque jour ou presque le comité de gestion de la première institution du journalisme en République Démocratique du Congo n’arrête de surprendre les observateurs. Depuis deux ans, déjà rapporte plusieurs sources, l’équipe Kambayi a déjà recruté près 100 personnes ça va du personnel scientifique au personnel administratif. « Et pourtant, Il y’a toute une procédure pour engager un assistant de recherche ou d’enseignement. Il faut qu’un département ou une faculté fasse la demande mais hélas dans cette institution c’est le contraire. Plusieurs assistants ont été d’abord engagés comme assistant de recherche, puis ont été transformés en assistants d’enseignement et sans ménagement » souligne un cadre de cette institution qui ajoute que la qualité des personnes engagées laisse aussi à désirer. Les actes de nomination dans cette institution ne sont plus rendus public et les notifications se font en cachette et souvent le même directeur du personnel et les syndicats ne sont pas informés. Curieusement certains nouveaux engagés touchent leurs primes de transport depuis le mois janvier 2024 sans avoir prester. La gestion et les engagements dans cet établissement public sont devenus une histoire de famille ; les cousins, belles sœurs, amis et connaissances ils sont recommandés par certains ministres. L’administrateur du budget de cet établissement userait de rapprochement avec le ministre de la tutelle pour imposer sa loi au personnel. Dans cette situation où le personnel et le comité de gestion n’émette plus dans la fréquence ; la paix sociale est en danger. Et une solution salutaire semble une obligation pour le bon fonctionnement de de cette école de l’excellence Après la sortie du nouveau gouvernement, le personnel de l’UNISIC veut que la nouvelle ministre nommée et le conseil d’administration des universités de la République Démocratique du Congo mettent à ce désordre qui a élu domicile dans cette école du savoir. Étant donné qu’il y’a presque deux ans que la cour de compte a diligentée une enquête à l’UNISIC et ce rapport n’est jamais publié. Le personnel de cette institution réclame l’implication de l’inspection Générale des Finances. Etant donné que la cour de compte a failli à sa mission selon le personnel de cet établissement public. Rappelons qu’à une certaine période de son existence l’UNISIC était considérée comme la meilleure école du journalisme en Afrique Centrale. Cet établissement est devenu l’ombre de lui-même à cause de la mégestion et le clientélisme de tout genre.
