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Plusieurs Cadavres Dans Les Placards Le Président F. Tshisekedi Appelé à S’impliquer Personnellement Pour La Situation Des Anciens Retraités De La Banque Congolaise

Le président Felix Tshisekedi a fait de l’emploi la priorité des priorités pour son deuxième quinquénat. La première ministre Judith Suminwa Tuluka, Cheffe du gouvernement l’a aussi confirmé lors de la présentation de son programme, qu’elle tient,  conformément à la vision du Chef de l’État, protéger les emplois des Congolais et le pouvoir des ménages avant de maitriser le taux de change. Curieusement, malgré cette volonté affichée, plusieurs familles vivent dans le désarroi. Il s’agit des anciens agents et cadres de plusieurs banques congolaises tombées en faillite dont la Banque congolaise (BC). Malgré plusieurs démarches auprès de toutes les institutions officielles et spécialisées même la Banque Centrale du Congo (BCC) aucune solution n’a été trouvée jusqu’à ce jour. Plusieurs personnes sont mortes, des familles disloquées et éparpillées mais tous les dirigeants demeurent insensibles au point que personne ne pense au redressement de nos banques et institutions des micro finances jadis le fleuron de l’économie congolaise. Au moment où tout le monde pense au développement de 145 Territoires mais personne ne fait mention de redressement de nos banques avec des capitaux congolais. Toutes les banques actuelles sont tenues par des étrangers qui fixent même des taux exorbitants pour obtenir des crédits. 

Le président Felix Tshisekedi lui-même est appelé à taper le poing sur la table et se pencher sur la situation de ces compatriotes qui ont rendu des bons et loyaux services mais abandonné leur triste sort. Et cela dans l’indifférence totale des institutions du pays.

C’est ici où nous saluons le communicateur Anicet Wemboranyama, patron de l’APIC qui a soutenu récemment ce qui suit :

« Ma perspective devient parfois exaspérante mais elle est curative. Pour financer la myriade de projets de développement en RDC, notamment l’agrobusiness, les infrastructures, la création d’une classe moyenne, etc, il faudra créer des banques nationales privées : il s’agit des banques commerciales, d’investissement, de développement, et y compris la création des sociétés d’ingénierie financière pour faire face aux risques.

En sus des sociétés d’assurance qui existent déjà, il faut installer des sociétés de Réassurance. Le cosmopolitisme congolais a atteint son paroxysme car, le fait de laisser le secteur bancaire privé entre les mains des étrangers est plus que toxique. Le rapatriement des capitaux prend des allures inquiétantes ».

 Pour revenir à la Banque congolaise (BC), tout le monde est unanime à reconnaitre qu’elle était une banque commerciale depuis de très longues années, elle a changé plusieurs dénomination, UZB, UBC et enfin BC…Cette banque avait au moins 20 agences éparpillées à travers le territoire national et employait plus de 600 Travailleurs…

Au début des années 2008-2009 elle a connu de sérieuses difficultés de de trésorerie qui vont pousser la BCC d’envoyer un expert qui va accompagner le comité de gestion dans la gouvernance de cette banque. A la fin de sa mission, il va faire un rapport accablant contre les responsables de la banque congolaise, la BCC va alors prendre la décision de mettre cette banque sous administration. Un groupe d’experts sera envoyé au chevet de la banque congolaise pour assurer son redressement. Contre toute attente, au mois de décembre 2010 la BCC va retirer l’agrément de la BC, déclarer sa dissolution et sa mise en liquidation forcée. Un liquidateur, le Cabinet Lubala et associés sera désigné pour désintéresser tous les créanciers de la banque.

Malheureusement ce dernier va très mal faire les choses, il a conduit seul le dossier en écartant les Agents en prétextant l’absence d’un syndicat.

« En décembre 2011 nos contrats de travail seront résilié en violation flagrante de la loi, il a résilié les contrats de plus de 600 personnes sans l’autorisation du ministre et n’a pas associé l’inspection du travail. Il va nous payer une indemnité de fin service qui ne respecte pas la loi. Un cafouillage qui a malheureusement conduit à ce conflit collectif de travail qui dure près de 13 ans. Les agents ont rencontré beaucoup de difficultés durant toutes ces années en dépit des correspondances adressées aux différentes autorités de la République, au sein de certains services de l’état on pratique la rétention de nos courriers pour que le dossier n’évolue pas. Nous sommes présentement en discussion a l’inspection du travail avec liquidateur, les premières conclusions des inspecteurs du travail donnent raison aux travailleurs, mais le liquidateur ne veut pas entendre raison et la banque centrale qui fait la sourde oreille, ne répond à aucune correspondance lui adressée par les inspecteurs du travail. Nous sommes bloqués par la mauvaise foi du liquidateur et de la banque centrale du Congo qui s’adonnent à une politique de pourrissement pour qu’on se fatigue. Nous dénonçons cette pratique et demandons justice », a dit un cadre. 

Pour rappel, avec un capital de 25 millions USD, la Banque congolaise est née en 2006 du rachat de l’Union congolaise de banques (UCB ex-UZB) qui, elle, n’a pas pu non plus échapper à la liquidation malgré son capital de 6 millions USD. La Banque congolaise dont Roger Yaghi était le président du conseil d’administration, a connu à partir de 2009 d’énormes difficultés, dues en grande partie aux créances de l’État congolais évaluée à l’époque à millions de dollars.

Malgré l’application du plan de recapitalisation, la BC a été mise en liquidation forcée par la Banque centrale.

En réalité, la Banque congolaise peinait déjà à rembourser environ 300 million USD à ses clients et aux banques concordantes. De même que sa dette vis-à-vis de la chambre de compensation s’élevait à 34 milliards de CDF. La lourdeur de ces charges financières a suffi pour que elle soit indexée et interdite d’effectuer les opérations bancaires.

L’État congolais, l’un de ses actionnaires, avait repris dans le domaine public tout son patrimoine immobilier afin de le protéger contre les saisies intempestives que commençaient à opérer des créanciers. Même si certains ministres dont Joseph Kokonyangi ont été soupçonné de tentative de spoliation d’un bâtiment de la Banque congolaise.

C’est donc ce patrimoine disséminé à travers le pays dans un large réseau qui a été mis à la disposition du liquidateur désigné par la Banque centrale du Congo pour pouvoir le vendre afin de désintéresser les créanciers.

À ce jour, l’immeuble où était établie sa direction générale, au croisement des avenues des Aviateurs et de la Nation, dans la commune de Gombe a été visiblement affecté par l’État congolais à l’Agence nationale de renseignements (ANR).                            

G.N