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Message Du 30 Juin 2024 L’appel Du Président Tshisekedi à L’unité Compris De Plusieurs Manières

La République démocratique du Congo (RDC) a commémoré le 30 Juin dernier, ses 64 ans d’indépendance. Un moment où des messages à la Nation ont fusé de partout surtout de la classe politique. Ainsi, dans son traditionnel message à la Nation à l’occasion du 64ème anniversaire de l’accession du pays à sa souveraineté nationale et internationale, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi a appelé ses compatriotes à l’unité de tous les fils du pays afin de faire face à l’agression dont est victime le pays par le Rwanda qui soutient la rébellion du M23. Aussi, il a exprimé sa détermination à défendre le territoire national et rétablir la paix dans l’Est du pays en proie aux rebelles du M23 et autre miliciens. 

Félix Tshisekedi a également fait savoir que le défi sécuritaire auquel le pays est injustement confronté est complexe et exige une réponse collective, courageuse et déterminée de tous les congolais. Il a annoncé avoir instruit le Gouvernement à prendre des mesures idoines. « En ma qualité de garant de la Nation, je peux vous assurer que cette situation me tient à cœur et que rien n’arrêtera ma détermination à y apporter des solutions idoines et urgentes. Aussi j’ai instruit le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour alléger le coût du panier de la ménagère et améliorer le pouvoir d’achat de la population », a dit M. Tshisekedi. 

Au-delà de cette bonne volonté, le peuple congolais attend voir des changements concrets sur ses conditions de vie et de travail. De son côté, la classe politique, surtout l’Opposition se montre très dubitatif face à sa capacité d’honorer sa parole. D’où quelques politiciens ont fait leurs propositions. Membre de l’Union sacrée, Mme Eve Bazaiba, Ministre de l’environnement a déclaré ce qui suit : « En ce jour du 30, notre pays est confronté au défi de son existence en tant que nation, Ensemble dans l’unité comme nos pères de l’indépendance en 1960, nous dressons nos fronts pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale de notre pays ».

De son côté, M. Jean-Jacques Lumumba appelle, lui aussi, a la cohésion nationale. « En ce jour où notre nation célèbre son 64ème anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale, notre pays est en proie à une situation humanitaire et sécuritaire sans précédent. L’heure est grave. Plus que jamais, nous avons besoin de la cohésion nationale à tous les niveaux.

Que vive la République Démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Une autre question qui est posée est celle de savoir si M. Tshisekedi peut tendre la main à ses principaux opposants dont Moise Katumbi, Martin Fayulu, Joseph Kabila et Matata Ponyo. Et aussi, de savoir si ces derniers peuvent accepter cette main tendue sachant qu’ils l’accusent d’être à l’origine de la crise qui prévaut dans l’Est de la RDC et qu’ils ont toujours contesté sa réélection en décembre 2023. 

Cependant et face à l’avancée des rebelles du M23 sur le front militaire, des sources renseignent que par un sursaut d’orgueil et par le souci de ramener la paix dans la partie orientale du pays, Félix-Antoine Tshisekedi pourrait créer la surprise en rencontrant ses opposants. Et dans les médias, les positions des uns et des autres commencent à se faire entendre sur cet appel à la cohésion nationale. Ainsi, un cadre du PPRD de Joseph Kabila, M. Ferdinand Kambere a indiqué que sans une véritable et sincère cohésion nationale l’avenir du pays ne présage rien de bon avec le regime Tshisekedi au pouvoir. « Comment se fait-il que M. Tshisekedi est toujours prêt de rencontrer d’autres personnes notamment des Présidents angolais, congolais ou Kenyan mais est incapable de parler avec ses propres frères congolais ?», s’est -t- il interrogé. Pour sa part, Marie Josée Ifoku privilégie l’unité avant toute autre chose. «64 ans plus tard chacun de vous parle encore ainsi : « Moi, je suis de Kasa-Vubu, Mobutu, Lumumba, Kabila, Katumbi, Fayulu, Mukwege, Ifoku ou de Tshisekedi », Construisons d’abord la RDC. Et ce n’est que dans un État fort, par ces institutions fortes que chacun pourra s’exprimer », a -t- elle préconisé. 

A côté de ce discours plus ou moins conciliant de la famille politique de l’ancien Président, le camps Katumbi et Fayulu s’est montré très offensif face au régime Tshisekedi. Ainsi, pour le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2023, M. Moise Katumbi a déclaré ceci : « Notre peuple n’a plus de droit dans notre pays. C’est la souffrance totale. Qu’est-ce que nous devons faire pour changer tout ça. Le congolais est devenu mendiant dans son propre pays. Il n’a plus de route, d’électricité, de l’eau potable. Mes frères et sœurs dorment dehors et sont en train d’être tués tous les jours à l’Est du pays. Trop de promesses, trop de discours inutiles mais on oublie son peuple. Nous devons tous faire comme le pape Jean-Paul 2 avait dit : n’ayez pas peur. Nous allons nous mettre ensemble pour que cette situation change ».

De son côté M. Martin Fayulu est très intransigeant pour ce qui concerne le changement de la Constitution « La liberté, la justice, la souveraineté et le bien- être ne se donnent pas, ils s’arrachent. Comme les autres peuples africains, refusons d’accompagner des politiciens véreux qui ne cherchent qu’à s’enrichir. Notre salut est entre nos mains. Levons-nous comme un seul Homme et barons la route aux fossoyeurs du Congo. Il n’y aura pas de changement de Constitution dans notre pays, ni de présidence à vie. Notre combat est triple : le respect strict de notre Constitution, la défense de notre souveraineté et la recherche permanente du bien-être de notre peuple », a -t-.insisté. Et d’ajouter, « Très chers compatriotes, nous savons tous que notre pays fait l’objet d’un complot de la part de certains membres de la communauté internationale. 

Cela ne nous surprend pas, car depuis 1960, le projet de balkanisation n’a jamais quitté certains esprits opposés à notre souveraineté nationale et internationale. Cependant, ce qui me ronge profondément, c’est de savoir que parmi nous, il y a des « pions » certains conscients, d’autres non-conscients, tapis dans nos institutions, œuvrant contre les intérêts du pays. Ceci est extrêmement grave !», a-t-il déclaré. Il a aussi précisé que pour lui, il ne s’agit pas forcément du partage de pouvoir. 

Par ailleurs, l’on constate que dans presque toute la classe politique, tout le monde ne parle que de l’unité nationale pour barrer la route aux velléités expansionnistes du voisin belliqueux Paul Kagame qui vient de déclarer dans un média en France qu’il est prêt à faire la guerre contre la RDC. Sur terrain environ 50 agglomérations sont passées sous le contrôle de la coalition M23/RDF et le Président Tshisekedi qui tient à récupérer toutes ces zones à intérêt à prendre l’initiative d’aller vers l’Opposition politique. Il faut dire en clair que toutes les manettes des solutions sont entre les mains du Président Tshisekedi. Il lui appartient de savoir quelles sont les meilleures cartes qu’il peut utiliser.                   

ATK