Lors de la 37ème session du Conseil des ministres, qui s’est tenue le vendredi 28 mars 2025 à l’Union africaine (UA) à Kinshasa, sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi, la communication a porté sur la journée nationale de commémoration, célébrée chaque 2 août, en hommage aux victimes des tragédies humaines ayant touché la République démocratique du Congo au cours des dernières décennies. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Table ronde dédiée à l’appropriation collective du Génocost.
« De la tenue de la Table ronde sur l’appropriation collective du Génocost, chaque 2 août est une journée nationale de commémoration en hommage aux victimes congolaises depuis plusieurs décennies. Le Président de la République a rappelé qu’à partir de 2022, notre pays observe cette journée pour honorer les victimes des tragédies humaines qui frappent la République Démocratique du Congo et la nécessité pour le Gouvernement de finaliser le cadre normatif de la justice transitionnelle, » a rapporté le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
Cette journée est perçue comme un acte de mémoire, de reconnaissance et de mobilisation nationale face aux drames qui ont touché le pays. Patrick Muyaya a souligné:
« Cette date symbolique se veut à la fois un acte de mémoire, de reconnaissance et de mobilisation nationale face aux drames multiformes: massacres, déplacements forcés, violences sexuelles, spoliations, exterminations ciblées et autres tragédies qui ont endeuillé notre Nation et continuent encore aujourd’hui à peser sur notre conscience collective. »
Les exactions subies par le peuple congolais, souvent motivées par des intérêts géostratégiques et économiques, sont clairement identifiées comme des crimes contre l’humanité. Dans ce contexte, le Génocost a été institué comme un concept congolais unique, avec une double vocation: mémorielle et politique. Patrick Muyaya a ajouté:
« Ces exactions, alimentées par des intérêts géostratégiques et économiques, relèvent sans équivoque des crimes contre l’humanité. C’est dans cette dynamique qu’a été institué le Génocost, un concept congolais inédit, porteur d’une double vocation : mémorielle et politique. Sous l’autorité du Président de la République, la Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIA-VAR) a été instruite d’organiser une Table Ronde nationale sur l’appropriation collective du Génocost, visant à éveiller la conscience communautaire de notre pays. »
Cette Table ronde, prévue à Kinshasa du 31 mars au 3 avril 2025, rassemblera un échantillon représentatif de toutes les couches sociales, politiques, culturelles et internationales. L’objectif est de renforcer la solidarité patriotique et d’inciter chaque Congolais à se désolidariser des forces extérieures qui exploitent les ressources naturelles du pays.
En parallèle, le Gouvernement s’engage à assurer la cohérence de son action en matière de justice transitionnelle. Il s’est fixé comme priorité de lutter contre la désinformation et d’établir des mécanismes de protection et de réparation pour les victimes de violences sexuelles liées aux conflits, ainsi que pour celles des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.
Les projets de loi organiques sur la justice transitionnelle et la politique de réparation et de réconciliation, élaborés avec le concours des experts de son Cabinet et de la CIA-VAR, ont d’ores et déjà été transmis au Gouvernement. Le Président de la République a insisté sur :
« l’urgence de finaliser le cadre normatif complémentaire relatif à la justice nationale y afférente. »
Ces efforts s’inscrivent dans une volonté plus large du Gouvernement de renforcer l’unité nationale à travers une mémoire partagée. Ce cadre comprend également le Décret portant mesures d’application de la Loi n°22/065 du 26 décembre 2022, qui fixe les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes.
Il est donc crucial d’œuvrer pour la reconnaissance des victimes sur le plan national et de mobiliser la jeunesse autour de l’histoire réelle des conflits que traverse la République Démocratique du Congo. Cette journée de commémoration appelle à une réflexion collective et à un engagement commun pour un avenir de paix et de justice.
LT
