La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a exprimé sa vive préoccupation face à la crise grandissante qui secoue le Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), une institution jugée essentielle au bon fonctionnement de la démocratie en République démocratique du Congo.Dans un communiqué publié ce mercredi 09 avril, la NSCC appelle à l’implication urgente du président de la République pour résoudre cette crise qui menace la stabilité de l’institution. La NSCC souligne que cette situation nécessite une attention particulière afin de préserver la liberté de la presse et la pluralité des opinions dans le pays. Cette organisation reste déterminée à suivre l’évolution de cette crise et insiste sur l’importance d’une intervention rapide pour garantir le bon fonctionnement des institutions démocratiques en République démocratique du Congo.
« La NSCC appelle respectueusement mais fermement le Chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions, à s’impliquer personnellement dans la résolution de cette crise. Cette immixtion inquiétante risque non seulement d’exacerber les tensions internes, mais aussi de porter atteinte à l’autonomie d’une institution appelée à protéger la liberté de la presse et la pluralité des opinions », ajoute-t-on dans un communiqué. Les griefs portés par le Haut Conseiller Jean Pierre EALE mettent en lumière plusieurs dysfonctionnements graves au sein du bureau du CSAC, notamment :
1. L’impaiement prolongé du personnel : Ce manque de rémunération a des conséquences sur le moral et l’efficacité des agents.
2. L’absence des frais d’installation pour les Hauts Conseillers, deux ans après leur prise de fonctions.
3. Une pléthore d’agents sans justification, qui complique le fonctionnement de l’institution.
4. Le manque de bureaux pour certains Hauts Conseillers, ce qui nuit à leur travail.
5. Le manque de soins de santé pour les agents, qui doit être pris en compte.
Il est déconcertant de constater que certains de ces conseillers ont été convoqués pendant de longues heures au Conseil National de Cyberdéfense (CNC), une structure dont le rôle n’est pas directement lié à la régulation des médias.
« Nous réaffirmons notre engagement à suivre de près l’évolution de cette situation et insistons sur la nécessité de désamorcer toutes les tensions internes dans le strict respect des textes légaux régissant le CSAC, pour garantir l’intégrité et la crédibilité de cette institution, surtout face aux menaces extérieures, notamment la déstabilisation en provenance du Rwanda », conclue-a-t-on. La NSCC reste vigilante et déterminée à défendre les valeurs fondamentales de la démocratie et à assurer le bon fonctionnement des institutions congolaises.
