La République démocratique du Congo (RDC) n’a pas obtenu gain de cause en rapport avec son plaidoyer visant la rupture du contrat “Visit Rwanda” qui lie le club “Paris Saint Germain” au Rwanda qui est presenté par la RDC comme pays agresseur qui appuie la rebellion de M23 plusieurs mois. Via sa Minaffet, demandait son annulation depuis plusieurs mois. Visiblement, cela n'a pas marché. Le PSG appartient à l'émir du Qatar, son pays possède aussi 49% de Rwandair et plusieurs autres investissements au Rwanda. C'est le même pays qui mène les négociations entre Kinshasa et M23.
La RDC demande
au PSG de mettre fin au partenariat avec Visit Rwanda
Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre
des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, a pris la plume
et ciblé le PSG, le Bayern et Arsenal, leur demandant de couper les ponts avec
le Rwanda et le sponsor « Visit Rwanda
». Le sponsoring est « sanglant », selon la
ministre, en raison de l’aggravation du conflit
et de la crise humanitaire en RDC.
Dans ses courriers adressés aux clubs
et rapportés par RFI, Wagner rappelle à la réalité les clubs : « Des milliers
de personnes sont actuellement bloquées à Goma avec un accès limité
à la nourriture, à l’eau et à la sécurité.
D’innombrables vies ont été perdues, tandis que viols,
meurtres et pillages sont quotidiens. Votre sponsor est directement responsable
de ce désastre. »
Le sponsor
Visit Rwanda sur le maillot
du PSG depuis 2019
De l’autre côté, le Rwanda dit
simplement se défendre, expliquant protéger sa population contre des groupes
armés hutus basés en RDC, accusés de vouloir exterminer les Tutsis. Un rappel
du génocide de 1994, où 800 000 Tutsis ont été massacrés. Kinshasa,
lui, accuse le Rwanda de vouloir piller ses ressources minières.
Depuis 2019, le PSG affiche « Visit
Rwanda » sur son maillot, un partenariat initialement signé pour cinq ans et renouvelé pour 2025. Arsenal
arbore également ce sponsor
sur la manche, tandis que le Bayern,
partenaire depuis 2023,
est engagé pour une durée de
cinq ans en tant que « Platinum Partner ».
En 2023, Human Rights Watch avait levé le drapeau rouge sur ce deal, parlant d’une
« très, très mauvaise idée ». En
cause? Un régime rwandais qui muselle ses opposants politiques, menace ses
journalistes et parfois les fait disparaître. LT
