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Guy Loando à La Tête Du Ministère Des Relations Avec Le Parlement : L’expérience D’un Réformateur Au Service Du Dialogue Républicain

Le 13 août 2025, Maître Guy Loando Mboyo a officiellement pris ses fonctions de ministre d’État, ministre des Relations avec le Parlement. Une cérémonie solennelle, empreinte de symbolisme institutionnel, a marqué cette transition à Kinshasa. L’événement consacre non seulement un nouveau chapitre dans la carrière de cet avocat et homme politique, mais aussi une étape clé pour l’architecture institutionnelle de la République démocratique du Congo.

 

Un ministère confié aux « grands hommes ». Dans l’histoire politique contemporaine, le portefeuille des Relations avec le Parlement a toujours été considéré comme un ministère stratégique, confié à des personnalités de poids. À l’international, on se souvient de figures comme Abdoulaye Wade, qui, avant de devenir président du Sénégal, a porté avec brio ce rôle de trait d’union entre l’Exécutif et le Législatif.

En RDC, ce ministère demeure essentiel : il assure le suivi des projets de loi, coordonne la communication entre le gouvernement et les parlementaires et garantit la défense des programmes législatifs de l’Exécutif.

 

Guy Loando, héritier d’un parcours réformateur. La nomination de Guy Loando ne relève pas du hasard. Avant d’accéder à ce nouveau portefeuille, il s’est illustré comme ministre de l’Aménagement du territoire, un poste qu’il a occupé pendant quatre années marquées par des réformes jugées « marquantes ».

Sous son impulsion, le pays a connu une série de réorganisations législatives et institutionnelles dans le domaine de l’aménagement. Il a notamment porté et soutenu des lois structurantes sur la planification spatiale, la gestion foncière et l’urbanisation durable, des textes qui ont redonné une visibilité stratégique à ce secteur longtemps négligé. Ces réformes ont permis d’inscrire l’aménagement du territoire comme un outil de développement équilibré et inclusif, rapprochant ainsi la législation congolaise des standards internationaux.

Cette réputation de réformateur explique pourquoi son arrivée aux Relations avec le Parlement suscite autant d’attentes. Son expérience technique, sa capacité de dialogue et sa vision modernisatrice apparaissent comme des atouts majeurs pour renforcer la coopération entre les institutions.

Le discours d’un ministre tourné vers la continuité

Lors de son installation, Guy Loando a livré un message clair : « Sous l’impulsion de Son Excellence le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et avec l’accompagnement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette transition marque la continuité de l’action publique et ouvre une nouvelle étape dédiée au renforcement du dialogue républicain entre le gouvernement et le Parlement. »

Son engagement se veut à la fois politique et institutionnel : assurer la fluidité des relations entre le gouvernement et les chambres législatives, dans le respect des prérogatives de chacun, mais aussi veiller à ce que les réformes et projets prioritaires soient discutés et adoptés sans blocages inutiles.

 

Un rôle stratégique dans un contexte de réformes

Le ministère des Relations avec le Parlement est appelé à jouer un rôle central dans les prochaines années, alors que la RDC s’engage dans une série de réformes économiques et sociales ambitieuses.

Guy Loando a annoncé vouloir moderniser les mécanismes de communication et de coordination avec le Parlement, afin de rendre les processus plus transparents et plus rapides. L’objectif est de favoriser l’adoption de textes prioritaires tout en consolidant la confiance entre l’Exécutif et le Législatif.

Les attentes, les défis et analystes politiques sont unanimes : le succès de cette mission dépendra de la capacité du nouveau ministre à conjuguer dialogue, rigueur institutionnelle et anticipation des enjeux législatifs. La fonction apparaît comme un levier stratégique de stabilité institutionnelle, garantissant la continuité de l’action gouvernementale.

En prenant la tête de ce ministère hautement sensible, Guy Loando incarne à la fois la mémoire réformatrice de l’aménagement du territoire et la promesse d’un dialogue républicain renforcé au service de la Nation.

 B.LOK