Dans une ambiance empreinte d’espoir et de détermination, la
maison diocésaine de Basankusu, située dans la commune de Limete, a servi de
cadre à l’investiture d’une nouvelle force citoyenne : les Jeunes
Révolutionnaires de Basankusu pour le Développement. Ce mouvement, conduit par
Koffi Liyongo Lingolo, entend incarner la voix de toute une génération bien
décidée à tourner la page du sous-développement qui gangrène leur territoire.
La cérémonie a été présidée par M. Didier Ekabela Litenge,
président du regroupement Grand Équateur en Marche et coordonnateur adjoint de
l’Alliance des Leaders de la Société Civile de la RDC (ALSOC). Cet acteur
reconnu pour son engagement a apporté un appui visible et symbolique à la
jeunesse basankusoise.
Un territoire humilié par le retard selon les initiateurs,
Basankusu est devenu la risée des autres territoires du Grand Équateur. Routes
impraticables, infrastructures sociales délabrées, chômage endémique des
jeunes, pauvreté croissante : la liste des maux est longue. Face à ce constat,
les jeunes militants refusent la résignation et veulent se muer en véritables
artisans du changement.
« Nous ne voulons plus être spectateurs de notre propre
misère. Ensemble, nous allons transformer Basankusu », a martelé Koffi Liyongo,
fraîchement porté à la tête de cette structure.
Une école de conscience citoyenne. Au-delà d’une simple
association, le mouvement se définit comme un lieu de débat, de réflexion et
d’éveil des consciences. Ses promoteurs ambitionnent de cultiver chez les
jeunes l’esprit du vouloir-vivre ensemble, de solidarité et de fraternité. La
mobilisation sur le terrain sera l’épreuve de vérité.
« Main dans la main, soudés, nous allons renverser le
paradigme du sous-développement », promettent-ils, convaincus que l’unité et la
persévérance sont les clefs du succès.
Trois conseils pour réussir. Dans son intervention, Didier
Ekabela a exhorté les jeunes à se doter d’une vision claire :
1. Faire de la réussite un objectif dans
l’entreprenariat.
2. Privilégier l’unité d’action pour dépasser
les querelles stériles.
3. Œuvrer pour un changement profond des
mentalités, en bannissant la loi du moindre effort.
« Sans ces valeurs, aucune action durable ne peut prospérer
», a-t-il insisté, tout en appelant à la responsabilisation des communautés
locales.
Le soutien moral de l’Église. Invité à cette investiture,
l’abbé Jean Calvin Motuwa, figure respectée du clergé catholique de Basankusu,
a exhorté les jeunes à se surpasser. Il les a mis en garde contre les
commérages, les invectives et les querelles intestines, « poisons qui
détruisent le tissu social et freinent les efforts collectifs ». Sa prière de
bénédiction a clôturé la cérémonie, conférant à l’événement une dimension
spirituelle et solennelle.
Une équipe dirigeante paritaire. Aux côtés du président Koffi
Liyongo Lingolo, la vice-présidence est confiée à Natacha Mumbanda Nkoy,
symbole de l’engagement féminin. Le secrétariat général, dirigé par Van
Boyengo, est épaulé par son adjoint Joël Ekila. Une équipe jeune, équilibrée et
déterminée à impulser une nouvelle dynamique dans la gouvernance locale.
Une révolution citoyenne en marche. L’investiture des Jeunes
Révolutionnaires de Basankusu n’est pas qu’un simple cérémonial. Elle incarne
un cri de ralliement : celui d’une jeunesse qui refuse de subir et qui choisit
d’agir. Soutenus par des leaders civils et religieux, ces jeunes entendent
inscrire leur territoire sur la voie de l’émergence, par l’action collective et
le changement de mentalités. « Basankusu ne sera plus jamais un oubli de la
République », assurent-ils, comme pour lancer officiellement leur révolution
pacifique du développement.
