La délégation syndicale du Sénat a dénoncé dimanche ce qu’elle qualifie d’« agitation infondée » entretenue sur les réseaux sociaux et dans certains médias à la suite du contrôle physique initié par le Bureau de la chambre haute du Parlement.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué, depuis plusieurs mois, par des réformes administratives engagées au Sénat pour assainir la gestion de son personnel.
Suite à une commission instaurée le 19 avril 2025, le Bureau du Sénat a institué une commission spéciale chargée de dresser un état des lieux de l’administration, d’évaluer les conditions de travail, d’effectuer le contrôle physique et de vérifier les dossiers administratifs des agents.
Selon la note signée par Éric Kisampo et Jacques Mulengwa, respectivement rapporteur et président de la délégation syndicale, certains agents issus des trois dernières vagues de recrutement ont été épinglés pour absences répétées, travaillant simultanément dans d’autres structures publiques ou privées.
Réactions et précisions syndicale, Convoqués à clarifier leur situation conformément au statut de la fonction publique et aux textes réglementaires, « les agents indexés ont préféré freiner ce processus pourtant salutaire », souligne le document.
La délégation syndicale rappelle par ailleurs que :
• les primes mensuelles sont payées sans retard, au même niveau que celles héritées de la législature précédente, malgré la réduction sensible des ressources ;
• le nettoyage des locaux du Sénat est assuré à la fois par des agents du Palais du Peuple et par des entreprises de sous-traitance choisies selon des critères stricts, sans lien avec le président du Sénat ni sa famille ;
• les soins de santé des agents sont garantis par des conventions de longue date avec plusieurs structures hospitalières de Kinshasa, dont la clinique des Anges, la clinique Médecin de Nuit et l’hôpital Biopharm 2 ;
• les nouvelles cartes de service ont été distribuées gratuitement pour identifier efficacement le personnel ;
• les frais scolaires seront pris en charge dès que la dotation budgétaire du Sénat le permettra.
Une tentative de discrédit. Pour la délégation syndicale, cette polémique médiatique ne viserait rien d’autre qu’à « ternir l’image du Sénat et de son président », alors même que les efforts de rationalisation et de bonne gestion administrative se poursuivent.LT
