« 8
milliards pour les travailleurs, pas pour les politiciens : la bataille Kamerhe
continue » affirment les agents administratifs.
C’est à Kinshasa, 29 septembre 2025,
la tension est montée d’un cran ce lundi
au Palais du peuple. Les agents administratifs de l’Assemblée nationale ont
organisé un mouvement de protestation pour exiger le paiement de l’enveloppe de
8 milliards de francs congolais destinée à la revalorisation de leurs salaires.
Cette somme avait été négociée auprès du
gouvernement par l’ancien président de la Chambre basse, Vital Kamerhe, qui en
avait fait une priorité pour améliorer les conditions de vie des agents
administratifs et des assistants parlementaires. À l’époque, cette initiative
avait été saluée comme un geste fort en faveur de la justice sociale au sein de
l’institution.
Mais depuis la démission de M. Kamerhe,
ce fonds suscite une vive polémique. Selon les agents, plusieurs députés
pétitionnaires – ceux-là mêmes qui avaient mené la fronde contre l’ancien
président – feraient pression pour que l’argent soit réaffecté à leurs propres
émoluments. Vital Kamerhe s’y était opposé de son vivant politique, un refus
qui aurait contribué à l’escalade des tensions ayant précipité son départ.
Aujourd’hui, le premier vice-président de
l’Assemblée nationale serait à son tour soumis à ces pressions. Les agents
dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative de détournement et menacent de
déclencher une grève illimitée si la dotation initiale n’est pas utilisée
conformément à sa destination : l’amélioration de leurs salaires.
Belo
