Pierre Moutouari, légende de la rumba congolaise et figure emblématique de la République du Congo, s’est éteint le mercredi 8 octobre 2025 à Paris, à l’âge de 75 ans, des suites d’une maladie. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage musical africain.
Né avec le rythme dans le sang, Pierre Moutouari débute sa carrière à seulement 18 ans, en rejoignant l’orchestre Sinza Kotoko en 1968, grâce à l’appui de son frère aîné, Kosmos Moutouari. Très vite, sa voix charismatique et sa prestance sur scène le distinguent.
En 1973, avec Sinza Kotoko, il participe au premier Festival panafricain de la jeunesse à Tunis, où le groupe remporte la médaille d’or — une consécration qui ouvre à Moutouari les portes de la scène panafricaine.
Deux ans plus tard, en 1975, il fonde son propre orchestre, Les Sossa. Malgré un accueil mitigé du public, il ne renonce pas à sa passion. En 1979, il quitte Brazzaville pour Paris, où il entame une riche carrière solo et touche un public plus vaste.
Tout au long de son parcours, Pierre Moutouari multiplie les collaborations avec des figures majeures de la musique africaine et caribéenne, dont Jacob Desvarieux du mythique groupe Kassav’, créant un pont musical entre la rumba congolaise et le zouk antillais.
Auteur-compositeur de la célèbre chanson “Misengué”, il transmet également la flamme musicale à sa fille, Michael Moutouari, qui connaîtra à son tour un grand succès, aussi bien en République du Congo qu’en RDC (À l’époque du Zaïre)
