https://letravailleur.net/backend/upload/profil/158622412868f218aab194c9.80930518.jpg

RDC : Les Agents De L’ACP Accusent La Direction De La Paie De Bloquer Leur Salaire Et Menacent D’une Descente Dans La Rue

 Kinshasa, 16 octobre 2025 — Tensions vives au sein de l’Agence congolaise de presse (ACP). Ce jeudi, sur l’esplanade de leur siège situé dans la commune de Gombe, à Kinshasa, les agents et cadres de ce média public se sont rassemblés pour dénoncer le blocage du nouveau barème salarial qui leur avait pourtant été octroyé par le Gouvernement.

Selon les protestataires, la direction de la paie du ministère du Budget serait à l’origine de ce blocage, avec des soupçons de détournement de l’enveloppe budgétaire destinée à la rémunération du personnel de l’ACP.

“Nous sommes là, en fait, pour passer le dernier message aux autorités, tellement que l’homme de la direction de la paie s’entête ; il se voit, en fait, plus fort, plus puissant que tout le monde ici en RDC. Raison pour laquelle nous nous mobilisons encore pour la dernière fois. Donc, demain, nous serons dans la rue, avec toutes les conséquences”, a déclaré Regulis N’Kabu, vice-président de la Délégation syndicale de l’ACP.

  •       Depuis 2022, les agents de l’ACP réclament une revalorisation de leur grille salariale, jugée obsolète et non alignée avec la réalité économique.
  •       En mars 2025, un nouveau barème est validé par le Gouvernement congolais pour les médias publics, dont l’ACP.
  •   Mais à partir de juin 2025, les paiements correspondant à ce barème ne suivent pas. Les syndicats pointent une rétention injustifiée des fonds par des responsables au sein du ministère du Budget.
  •    Plusieurs courriers officiels ont été envoyés, sans réponse, jusqu’à cette mobilisation du 16 octobre, présentée par les agents comme un ultimatum.
  •    Une marche est prévue dès le lendemain, avec la ferme intention de faire entendre leurs revendications dans la rue si aucune solution concrète n’est trouvée.

L’ultimatum lancé à l’État est clair. Faute de réponse, les agents prévoient de passer à l’action dans la rue, une démarche qui pourrait rapidement dégénérer si la situation reste sans suite. Jusqu’à ce jour, aucune réaction officielle n’a été rendue publique par le ministère concerné.