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Malgré Plus De 25 Ans De Présence Sur Le Sol Congolais L’Ouganda Toujours Pas Suffisamment Cité Comme...

position que le Gouvernement américain, et encore la même date ? Signal d’une normalisation ? Peut-être.

Seulement voilà : si la préoccupation première est vraiment humanitaire comme on semble bien se préoccuper du sort des déplacés de guerre, on se doit d’admettre qu’en Ituri et au Nord-Kivu, les Adf-Nalu tuent les Congolais plus que le M23 et l’AFC réunis. Et si le déplacement de la population est dû au crépitement des balles, ça devra être plus du fait des premiers que des seconds.

Puisque cela semble ne pas en être le cas, on peut, sur base de cette évidence, supposer que les déplacements de la population pour cause de guerre obéissent à un agenda à appréhender et à circonscrire. C’est comme s’ils sont planifiés pour susciter une crise humanitaire susceptible de justifier l’exercice du droit d’ingérence humanitaire. 

Pour l’heure, force est d’en faire le constat : la mutualisation des forces armées congolaises et ougandaises convenue en 2021 ne produit pas les résultats espérés, trois ans et demi après. Vraisemblablement, elle se fait au détriment des Fardc et, par ricochet, de la RDC, c’est-à-dire au profit de l’Updf et, hélas !, des Adf-Nalu, donc de l’Ouganda. Ce qui incite à supposer l’Ouganda de Yowerie Museveni de loin perfide par rapport au Rwanda de Paul Kagame dans ses relations avec la RDC de Félix Tshisekedi.

Entre-temps, la préoccupation première est de savoir s’il a réellement fallu la publication du rapport des experts des Nations Unies pour que la RDC découvre cette perfidie ! Évidemment non. A en croire Thérèse Kayikwamba Wagner et Patrick Muyaya, les services congolais ont accédé à l’information impliquant Kampala dans la « montée en puissance» de la coalition M23/AFC. Pour l’opinion qui ne le sait pas, la lettre de présentation de ce rapport au Conseil de sécurité de l’Onu date du 31 mai 2024. Le rapport a été officiellement présenté le 4 juin 2024. Ce qui suppose que les enquêtes remontent à avant fin mai. Cela sous-entend qu’un tel document, jusqu’à sa présentation depuis juin dernier, pouvait être ignoré des pays membres permanents du Conseil des Nations Unies, mais pas quand même tous. Même s’il est techniquement impossible de le prouver, il est tout aussi techniquement impossible que tous n’en aient pris connaissance qu’à partir du 31 mai ou du 4 juin 2024. Quelques-uns, sinon tous, savaient. Le Gouvernement congolais reconnaît tacitement qu’il savait, lui aussi. D’où cette question : qu’est-ce qui justifie ses réserves à l’égard de l’Ouganda ? Ceci de un.

De deux, on peut comprendre que Kinshasa en vienne à caresser dans le sens du poil les Nations qu’il qualifie de «civilisées, éprises de paix et de justice» et leur demande de prendre des «mesures politiques, économiques et judiciaires sévères à l’encontre du Rwanda et de ses dirigeants». Il sait qu’elles ne franchiront jamais le Rubicon.

Ainsi, le Gouvernement agit comme s’il ne veut pas réaliser leur refus d’enjoindre le Conseil de sécurité de l’Onu à appliquer la Charte en cas d’agression. Car, le fait pour ces nations de demander au Rwanda de retirer ses troupes présentes sur le territoire congolais sans y avoir été  invitées par l’Autorité congolaise établie est une preuve d’agression. C’est ca même la complexité de la question de la guerre qui prévaut en RDC.

O.S/L.T