Le Centre Financier de Kinshasa a servi de cadre le 11 Juillet 2024 pour la tenue du Congrès de l’Ordre National des Experts Comptables (ONEC). Cette rencontre a été une occasion pour M. Albert Lutete Mvuemba, en sa qualité d’expert en développement communautaire du Centre de Recherche pour la Promotion de l’économie Coopérative et Solidaire (CERPECS), de présenter les ouvrages produits par leur structure dans la cadre de la promotion du système coopératif comme levier de développement.
Il a indiqué que ce système qui est déjà utilisé ailleurs dans d’autres pays n’est pas encore d’application en République démocratique du Congo (RDC). Voilà pourquoi le secteur agricole a du mal à décoller.
En effet, il est convaincu que malgré les réformes agraires envisagées par le Gouvernement, le pays ne peut pas développer son secteur agricole tant qu’il n’existe pas des sociétés coopératives. Pour lui, telle est la stratégie idoine de sortie de crise pour l’Afrique saharienne. Accompagné de certains de ses collaborateurs tels que M. Bartos Bikakala, qui est le Secrétaire général adjoint dudit Centre, Mme Vanessa Wumba ainsi que M. Lutete Anthony, qui est le coordonnateur technique, M. Mvuemba a salué le thème de ce Congrès qui a porté sur la transparence financière. Il a expliqué que le système coopératif obéît à toutes exigences de la transparence. Car il permet l’application du juste prix, il empêche les fraudes et autres attitudes des anti-valeurs telle que la malhonnêteté.
Il a expliqué que l’utilisation du système coopératif est déjà à moitié, une solution au problème de transparence car les sociétés coopératives ne sont pas battis sur la fraude ou encore moins sur la corruption.
Par contre, les sociétés coopératives sont une école de la probité morale surtout qu’elles apportent la transformation des rapports économiques. Et d’ajouter que les sociétés coopératives ne recherchent pas le bénéfice individuel mais plutôt la promotion des valeurs et besoins humains dans l’optique de bien être de la communauté en évitant les rivalités ou les conflits. Aussi, ce système ne tolère pas l’existence des intermédiaires qui appauvrissent les consommateurs et découragent les cultivateurs à produire.
M. Mvuemba a brossé l’historique des coopératives au pays depuis leur création en 1949 par les colons belges. Hélas, il y avait pas de liberté car c’était une sorte du paysannat qui était dirigé sous l’ordre ou encore la discipline coloniale. C’est seulement 2002 qu’il y a eu des textes légaux actualisés grâce au droit OHADA. Et en 2020, le Décret qui a crée l’Autorité chargé d’enregistrer les sociétés coopératives pour en faire des vrais cooperatives fût promulgué.
Voilà pourquoi, le Centre de recherche est en campagne pour convaincre les autorités politiques, le monde des affaires ainsi que les scientifiques sur le fait qu’on ne peut pas développer le pays avec une économie extravertie. Il a aussi annoncé qu’il ne reste qu’à envoyer une mission dans les provinces pour organiser ces coopératives pour en faire des vraies entreprises coopératives avec tous les avantages possibles tels que les facilités des crédits bancaires, le recourt au service des moniteurs agricoles ou vétérinaires ainsi que la commercialisation de leurs produits.
Il est important de noter ce Congrès s’est déroulé quelques jours après les instructions que le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi a donner au Gouvernement de financer en urgence la campagne agricole 2024-2025 afin de contribuer à la diversification de l’économie et d’assurer l’amélioration des conditions de vie des populations congolaises.
Il faut préciser l’intervention gouvernementale consistera à accorder des facilités pour l’accès aux intrants agricoles, aux matériels aratoires et autres semences améliorées permettant ainsi un encadrement efficace des producteurs et ménages agricoles. Il faut reconnaître que l’option gouvernementale est encore loin de celle préconisée par le Centre de recherche.
ATK
